PORTRAITS DU MOIS

 

 

 

Chaque mois, nous allons faire le portrait d'un membre du club, afin de faire un peu plus connaissance et ainsi découvrir plus en profondeur son domaine professionnel.

Décembre 2015

 

En ce mois de décembre, nous vous présentons Sébastien Lebray, musicien et compositeur qui sera notamment samedi 12 décembre en concert à la Ruche au deux Reines à Strasbourg. 
 

Comment peux tu décrire tes activités, ce que tu es ? Ce que tu fais ?
Je me définis avant tout comme musicien. Je joue de divers instruments, mais ma spécialité, ce qui me fait me lever chaque matin, c'est la composition.
J'ai lancé mon projet solo DEER BOY en septembre 2015, c'est un one-man-band où je fais tout tout seul : chant, claviers et bien sûr composition ! Le style est electro-pop, avec pas mal de piano, de synthés, de sonorités électroniques, et ça mélange des influences variées qui vont de Archive aux Daft Punk en passant par Bach et Radiohead. Je tourne pas mal sur les petites scènes locales pour faire connaître ma musique et mon univers.
Depuis quelques années je compose également des musiques pour des courts métrages et des publicités avec un associé sous le nom d'EOSICS.
Enfin je suis responsable de la licence « musiques actuelles » à l'Université de Strasbourg où j'enseigne entre autres l'Harmonie et l'Histoire des musiques actuelles.


Quel est ton parcours ?

J'ai suivi une formation musicale classique, qui a commencé vers 8 ans avec l'étude de la percussion et du solfège, puis de la guitare, et qui s'est terminé par des études d'écriture au Conservatoire de Strasbourg. En parallèle, j'ai découvert en autodidacte la guitare électrique et le rock, mais aussi le piano et plus tard les synthétiseurs et autres instruments électroniques. Cette schyzophrénie d'autodidacte-étudiant a fortement influencé mon identité musicale. J'ai créé mon premier groupe vers 17 ans, c'était du « rock français à texte », puis j'ai participé en tant de musicien à diverses formations en parallèle de mes études avant de devenir claviériste du groupe électro-rock So Called Wise de 2009 à 2014, une expérience musicale et humaine extraordinaire qui m'a beaucoup appris et a contribué à me construire en tant que musicien.

 

Qu'est ce qui t'a poussé dans cette voie ?
Rien ne m'a vraiment « poussé », j'ai plutôt l'impression d'avoir lentement glissé dans cette direction jusqu'à ce que cette voie devienne une évidence. L'un de mes premiers souvenirs d'enfance concerne la fanfare de mon village : j'admirais surtout les tambours, je voulais absolument en jouer. Je devais avoir 4 ou 5 ans. Bien plus tard, j'étais collégien avec une professeure de musique extraordinaire qui nous a fait préparer pendant toute l'année un spectacle sur le thème de « Starmania ». J'ai découvert avec émerveillement le monde du spectacle, l'accès aux coulisses, aux loges et à cet envers du décor que seuls connaissent les artistes et ceux qui les accompagnent. La même année, j'ai eu la chance d'aller faire une « tournée » en Russie avec l'orchestre de mon village, une expérience extraordinaire où j'ai découvert la joie de voyager pour la musique, de rencontrer des musiciens d'horizons différents, de partager la musique devant des publics nombreux et enthousiastes, et même... de signer des autographes ! Enfin quelques années plus tard, à 17 ans, j'ai lu des livres de Paulo Coehlo où il était question de l'importance de réaliser ses rêves, d'écouter son cœur... c'est à ce moment que j'ai décidé que la musique serait au centre de ma vie, et que j'ai commencé à en parler sérieusement autour de moi.


Quel est ton quotidien ?
Outre mes activités d'enseignement, je consacre l'essentiel de mon temps à mon projet DEER BOY, entre composition, concerts, enregistrements, création de vidéos, promotion et organisation de concerts... J'essaie aussi de rencontrer beaucoup de musiciens, lors de soirées d'impro chez moi ou sur des scènes ouvertes, je sors écouter d'autres artistes, je collabore à divers projets pour le plaisir de l'échange et de la création, et je compose occasionnellement des musiques de film.

 

Une anecdote à nous raconter ?
Il y a quelques années en automne, j'ai fait un gros détour en rentrant chez moi après le travail, et je suis parti en forêt à la recherche de champignons. Alors que je me promenais en chantonnant, j'ai vu passer entre les arbres l'immense silhouette d'un cerf, un grand mâle. C'était déjà un animal qui me fascinait et que j'avais envie d'observer dans son élément naturel. Alors je me suis assis sur une souche en faisant le moins de bruit possible, j'ai attendu dix ou quinze minutes en silence... et il est revenu. Il s'est approché, tout près, et tandis qu'il m'observait j'ai pu lire un mélange de crainte et de curiosité dans son regard. Comme s'il hésitait entre le confort et la sécurité des profondeurs de la forêt, et le questionnement que suscitait la présence d'un être extérieur à son univers. Bien entendu son instinct a pris le dessus et il a finalement disparu en quelques bonds dans les sous-bois. A la suite de cet épisode, j'ai décidé de faire du cerf mon animal-totem, d'où le nom de DEER BOY, personnage allégorique mi-homme mi-enfant tiraillé entre la sérénité de sa forêt natale et l'envie de parcourir le monde.


Quels sont tes projets ?
Dans les prochains mois, je vais continuer à composer et à multiplier les concerts en temps que DEER BOY. L'été prochain, je compte enregistrer mon premier EP, au format vinyle car c'est un support auquel je suis particulièrement attaché. Il sortira à l'automne sur un label strasbourgeois, j'ai déjà rencontré les personnes qui travailleront avec moi sur ce projet mais il est encore trop tôt pour entrer dans les détails...

Dans un futur plus proche, je dois composer dans les semaines à venir une musique pour un beau court métrage de type carnet de voyage, très inspirant, et une autre un peu plus tard pour un film publicitaire. 
 

Que représente le Club Capitales ? Et comment l'as tu connu ?
J'ai connu le Club Capitale lors d'une soirée organisée par la Maison de l'Alsace à Paris il y a quelques années. Je cherchais à l'époque à développer mon activité de compositeur de musiques de film, et j'ai rencontré Julien Boissier qui m'a présenté le Club et plusieurs de ses membres dans des secteurs d'activité proche du mien, notamment le compositeur Hervé Postic qui m'a beaucoup parlé de son métier et offert de précieux conseils. Cet esprit d'échange et de rencontre amicale est précieux pour moi, de plus ça m'a permis de garder un certain contact avec l'Alsace à une époque où j'habitais en région parisienne. Depuis je viens aux réunions aussi souvent que je peux, je suis toujours heureux d'y retrouver les mêmes visages amicaux ou d'y rencontrer de nouveaux membres.

 

Retrouvez le dernier clip de Sébastien sur Youtube

Novembre 2015

 

Pour commencer cette nouvelle année, c'est Bruno Amnar qui nous fait le plaisir de dévoiller son métier, ses envies, sa vie. 


Comment peux tu décrire tes activités, ce que tu es ? Ce que tu fais ?


Je suis avant tout comédien. Je joue dans différents types de spectacle : théâtre classique et contemporain comique, dramatique, tragique, des spectacles pour enfants, théâtre de rue et de tréteaux, théâtre forum. Je participe à des événementiels en tant qu'échassier. Je fais aussi des voice-overs pour la chaîne Arte.

Depuis 2004, je joue aussi face caméra. J'ai décroché un petit rôle dans une série télévisée, dans des courts métrages, des publicités, des films institutionnels, et des films interractifs pour enfants.
Il m'est aussi arrivé d'être chanteur, danseur ou cascadeur dans l'un ou l'autre spectacle.
En parallèle, j'anime des ateliers de théâtre pour adultes et enfants.
En 2015, dans le cadre de mes ateliers pour adultes, j'ai écris mon premier spectacle "Misérancoeurde" que j'ai mis en scène et dans lequel j'ai joué.

 

Quel est ton parcours ?

J'ai fait beaucoup de théâtre en amateur entre 18 et 23 ans, je me suis formé au Conservatoire de Strasbourg, puis j'ai commencé à vivre de ce métier en 2007, après avoir intégré la troupe la Mesnie H. jusqu'en 2010. J'ai, par la suite, joué dans les spectacles du Bioscope (parc de loisir qui a fermé en 2012) et dans d'autres compagnies.
J'ai suivi de nombreuses formations d'art dramatique :
- Studio Jack Garfein : méthode de jeu "stanislavskienne" ;
- J'ai fait de la commedia dell'arte avec Carlo Boso ;
- J'ai fait un stage et face caméra de 5 semaines dont les exercices filmés m'ont permis de faire ma bande démo ;
- J'ai fait un stage d'écriture et de jeu avec Philippe Malone et Serge Tranvouez, mais aussi de chant avec Jean Raymond Gélis et Isabelle Marx.

 

Qu'est ce qui t'a poussé dans cette voie, si j'ose dire ?

À l'âge de 6 ans, je disais à mes parents que je voulais être "théâtreur". Je connaissais par coeur (sans trop comprendre de quoi il s'agissait) les sketchs d'un divertissement télévisé parodiant l'actualité politique française à la fin des années 80. Ce que je prenais par la suite, comme une velleité enfantine s'est reprécisé au lycée. Après m'être fourvoyé dans un comportement affabulateur, j'ai réalisé que cette jubilatoire inclination à (me) raconter des histoires pouvait trouver sa place dans une activité, un art. J'ai donc suivi un premier cours de théâtre qui a été une révélation : Je serai acteur !
Je n'ai depuis jamais eu de plan B, c'était(est) ça et rien d'autre! Même si ce n'est pas toujours simple, je garde la satisfaction d'avoir écouté mon rêve d'enfant.

 

Aujourd'hui, quel est ton quotidien ?

J'anime beaucoup d'ateliers, principalement pour enfants, dans le cadre des activités périscolaires. Je rencontre des collègues comédien(ne)s afin de mettre en commun nos désirs de création et envisager un travail ensemble. Même si actuellement, mon calendrier spectacle et cinéma, n'est pas très rempli, j'ai tourné début octobre un rôle intéressant et rigolo dans "Rocambolesque" de Loïc Nicoloff. J'ai eu ma première expérience de théâtre forum sur le thème de l'alcoolisme au travail ce mois-ci. Je participe à des cours d'improvisations théâtrales à la Vill'A pour continuer à travailler mon instrument. Je travaille aussi seul ou à plusieurs des scènes écrites afin d'explorer différentes techniques d'approche d'un rôle.

 

Une anecdote à nous raconter ?

En 2010 au Bisoscope, nous étions une dizaine d'acteurs jouant des personnages inquiétants dans un grand labyrinthe en extérieur. Les visiteurs devaient rencontrer chacun des personnages et résoudre une énigme pour passer à l'étape suivante. Ce jour là, je jouais un chamane : j'étais maquillé et vêtu en conséquence dans une cabane en bois ornée de grigris, de statuettes, de potions, d'encens, et sonorisée par des bruitages de forêt tropicale et d'incantations exotiques. Après avoir concoctée une potion, mon personnage se met en transe, pose l'énigme à un groupe très nombreux qui ne parvenait pas à la résoudre. Afin de relancer le jeu, je me focalise sur une visiteuse : une femme d'une cinquantaine d'années qui me semblait "abimée par la vie". Mon personnage lui affirme sentir les vibrations de son âme, d'où se dégage une puissance intérieure et des talents cachés qui deviendront indispensables au bien être du monde. Je confie donc à elle seule la responsabilité du groupe et la somme de résoudre l'énigme, ce qu'elle fit avec succès. Après avoir donné la bonne réponse, enfants et adulte la félicitaient d'avoir permis au groupe de passer au monde suivant.

Alors que tous quittaient la cabane pour leur prochaine aventure, cette femme réapparut et me demanda timidement : "Monsieur, est-ce vrai tout ça ? Pensiez-vous vraiment ce que vous disiez ?"

Mon personnage lui répondit par l'affirmative, l'encourageant à se fier à ce qu'elle venait de faire et à n'en jamais douter "même en période de grande tempête".

En quittant ma cabane pour rejoindre son groupe, elle me remercia d'un inoubliable et lumineux regard.

 

Quels sont tes projets ?

Avec la compagnie du Barraban, on a le projet de monter "Nuit d'ivresse" de Josiane Balasko à l'Espace K en 2017. Je projette aussi de contacter des directeurs de casting ayant travaillé sur des films qui m'ont plus, car j'ai de plus en plus envie d'aventure cinématographique.

 

Que représente le Club Capitales ? Et comment l'as tu connu ?

J'ai eu écho du Club Capitales par Christèle Gissinger, en août 2014, lors d'une journée de tournage. Dès que je peux je vais à chaque afterwork, je trouve l'ambiance saine et sympathique, je rencontre des artistes d'horizons divers. J'y vois aussi l'occasion de faire des rencontres artistiques et professionnelles intéressantes, mais aussi de pouvoir mettre en relation des gens en fonction de leurs besoins et de leur sensibilité. La rencontre trimestrielle avec un intervenant permet aussi d'avoir de bons conseils (marketing, prise de contact, réseau, etc...).
 

Retrouvez la démo de Bruno Amnar sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=9o-o5MhYUAo

JUIN 2015

 

Pour cette dernière interview avant les vacances d'été, c'est Eléonore Dumas, qui nous fait découvrir son monde artistique, du visuel au réel...

 

En quoi consiste ton activité ?

Peux – tu te décrire en quelques mots et expliquer ce que tu fais ?

Je construit mon activité autour de ce formidable outil de rencontre, de dialogue et d'apprentissage qu'est la culture. Je suis plasticienne-photographe et jongle entre création, transmission et rencontre.

Je mène des projets de création artistique avec différents publics. Pour moi l'intervention artistique a des vertus qu'il ne faut pas négliger. Les pratiques artistiques sont une forme de pédagogie détournée, j'apprécie au travers des projets que je mène de pouvoir transmettre des valeurs humaines (vivre ensemble, respect de l'autre et de l'environnement, respect de soit et de son potentiel …) par le biais de la création.  J'enseigne également la photographie à l'Université Marc Bloch de Strasbourg en Licence 3 design, cette responsabilité me passionne. J'aime beaucoup voir cheminer les étudiants d'une idées vers la concrétisation d'un projet.

En parallèle je réalise quelques commandes en photographie et arts plastiques et développe mes créations personnelles.

La pluralité de mon travail me laisse une grande liberté ce qui est primordial pour moi.

Mon univers créatif prend forme à la croisée entre arts plastiques et photographie. Je récupère de nombreuses matières inusitées, ou jetées au rebuts, que je manipule et transforme pour donner corps à de nouvelles formes, souvent inspirées du vivant ou des mythes et légendes.

Je dirais que ce qui décrit le mieux ce que je suis et ce que je fais c'est la sincérité, la curiosité et l'optimisme.

J'aime les nouveaux défis et les projets qui donnent du sens à mon quotidien.

 

Parles nous de ton parcours

Mon cheminement est assez classique. Je suis tombée dans la photographie argentique alors que j'étais au lycée. Ça a tout de suite été le coup de cœur ! La lumière rouge et l'apparition presque magique de l'image dans les bacs me donne l'impression d'être hors du temps. J'ai donc décidé de faire une école de photographie. A l'époque l'ENSP d'Arles (École Nationale Supérieure de la Photographie ) paraissait le meilleur choix. Avec le recul j'aurais dû suivre une autre formation, quelque chose de plus plastique, mais j'ai beaucoup appris auprès des techniciens hors paire de cette grande école.

J'ai été reçu à l'ENSP après l'obtention d'une licence d'arts plastiques à l'Université Marc Bloch au cours de laquelle j'ai découvert la médiation culturelle lors de mon stage sur le parcours d'art contemporain de la Fête de l'Eau à Wattwiller.

A l'école d'Arles les arts plastiques me manquaient. Ma colloque travaillait en entrepôt de stockage et ramenait des tas de matériaux visuellement très intéressant. j'ai alors commencé à créer des robes en récupération pour les mettre en scène.  Je suppose que mes deux ans de stage au Théâtre de la Calade d'Arles au côté d'Henri Moati, deux magnifiques années pleines de rencontres et d'émerveillement ont influencé ma façon de travailler et de créer.

Après mon diplôme je suis rentrée en Alsace.  Ma région me manquait, et puis je voulais suivre la formation du CFPI (Centre de Formation des Plasticiens Intervenants) aux Arts Décoratifs de Strasbourg. J'avais envie de ne pas perdre le contact avec le public. C'est ma rencontre avec la photographie et le monde culturel qui m'a donné de l'assurance et qui m'a permis d'entrer en communication avec le monde. J'avais besoin et envie de rendre un peu de tout cela, de partager l'épanouissement que la création et la culture apporte à mon quotidien.

Par la suite j'ai intégré la Coopérative d'Activité et d'Emploi Artenréel qui m'a accompagné dans le développement de mon activité. Il est vrai qu'en sortant d'un diplôme d'art on est pas prêt pour le monde actif. Facture, convention, communication...même si je les ais quitté en décembre dernier, ils m'ont beaucoup appris dans mes premières années professionnelles.

Aujourd'hui je suis photographe auteur et entrepreneur au sein de la SCIC SMART FR pour mes interventions artistiques et mes formations. Je suis également vacataire  pour l'Université de Strasbourg et pour le service culturel de la ville de Bischwiller.

Je jongle, mais j'avoue que j'adore ça, même si certaines semaines sont un peu folles !

 

Quels sont tes projets pour 2015 ?

Actuellement je réalise un de mes rêves. Je travaille avec les groupes  Elenjen et Léna White. Je suis entrain de concevoir leur costumes de scène. Hélène, la chanteuse du groupe,  a déjà porté deux de mes créations lors de ses concerts de Mai et Juin. A présent nous travaillons sur une tenue sur mesure pour elle et ses musiciens.

Je travaille également sur une série de photographie appelée D-Profundis, j'espère pouvoir la présenter dans les musées zoologiques, les lieux de sensibilisation à la préservation des écosystème marins, lors du festival du film sous marin de Strasbourg par exemple.

Pour finir je développe un lieu de pratiques artistiques partagées sur Haguenau avec Emilie Marçot et Virginie Hils, deux artistes géniales socialement très impliquées. C'est vraiment stimulant. Il y aura des cours de photographie, de peinture, des ateliers d'épanouissement personnel, des projets participatifs et des expositions. Le but est de créer un espace de création et de rencontre ouvert à tous et qui soit source de lien social.

 

Parles nous du Club Capitales, comment l'as tu connu et que représente-t-il pour toi ?

Le club est un espace de détente et de soutient pour moi. D'ailleurs je n'ai pas eu le temps de beaucoup y venir depuis le début de l'année, et j'ai hâte de revenir pour prendre des nouvelles des uns et des autres.

J'attache beaucoup d'importance à la coopération et à l'écoute. En tant qu'indépendant il est important de ne pas être isolé. Le club est un endroit où l'on peut partager des expériences, bonnes ou mauvaises,  échanger des points de vues, découvrir des nouveaux talents et surtout boire un verre en bonne compagnie !

J'ai connu le Club par le biais d'un ami de longue date et j'y est retrouvé quelques connaissances. En fait les soirées du club sont un temps que l'on s'accorde pour faire un break, rencontrer de nouvelles personnes ou s'informer, lors des soirées thématiques par exemple. N'habitant plus sur Strasbourg, c'est parfois un peu frustrant, je dois courir après mes trains, mes s'est motivant d'appartenir à un groupe qui cherche à avancer.

J'espère que l'on pourra monter des évènements avec le Club pour promouvoir ses membres et faire parler de lui. Avis aux intéressés !

 

Eléonore Dumas

alias Eol

www.eolphoto.fr

https://www.facebook.com/eolphotographie

06.99.21.17.58

contact@eolphoto.fr

 

Elenjen

https://www.facebook.com/elenjengroup

Léna White

https://www.facebook.com/lenawhitegroup

MAI 2015

 

Pour ce mois de Mai, C'est la pétillante auteure, metteuse en scène et comédienne, Hélène Teslutchenko, qui passe sous le feu des questions, à l'occasion de son spectacle. "L'été sera show !", spectacle qu'elle présentera avec sa Compagnie les D'tract'teurs, le 23 mai à l'espace culturel de Vendenheim, ainsi que le 30 mai au restaurant "La ville de Paris" à Epfig.

 

 

Comment peux tu décrire tes activités, ce que tu es ? Ce que tu fais ?

 

Bonjour ! Je m’appelle Hélène TESLUTCHENKO, j’ai 26 ans, je suis comédienne (j’essaie du moins, on fait avec ce qu’on a …) et j’ai fondé ma propre troupe, Les D’TraC’Teurs,  il y a deux ans afin de pouvoir enfin monter des projets qui me tenaient à cœur, en mettant en scène des sketchs que j’écris. J’aime jouer, mais je me suis aussi trouvée une passion pour la mise en scène, et j’adore l’idée de raconter des histoires à un public, de créer des personnages, et de leur donner vie. J’adore rire, faire rire, l’autodérision. J’ai l’esprit un peu moqueur, je l’avoue, et j’aime dépeindre l’âme humaine dans mes sketchs, grossir des traits de personnalité. J’ai dans la troupe des comédiens de talent, j’ai de la chance ! Cette année, le spectacle tourne autour des thèmes comme l’été, le camping, l’apéro, la France profonde… je l’ai intitulé « l’été sera show ! ».

A part ça, j’écris des poèmes, des nouvelles et j’ai entamé un roman récemment. J’ai choisi de me jeter à l’eau, même si (pour l’instant ?)  je ne gagne pas mon pain grâce à mes spectacles... on est tous dans le même bateau ! 

A côté de ça, je suis auxiliaire de puériculture, et animatrice lorsque j’en ai le temps… j’essaie de modeler mon planning afin de parvenir à allier ma passion et mon travail. Je travaille à l’hôpital pour le moment, et j’arrive en période de stress intense puisque le spectacle des D’Trac’Teurs est dans moins de deux mois !

 

 

Quel est ton parcours ?

 

Quand j’avais neuf ans, ma mère m’a inscrite à un cours de théâtre. Je ne sais même plus si c’était son idée ou la mienne mais en tout cas, je m’en suis emparée. Depuis ce jour, je me souviens très bien de cette époque, je n’ai qu’une obsession : celle de jouer, de créer des personnages, de jouer avec les émotions, les sentiments, d’entendre un public rire, s’émouvoir.

Je n’ai pas suivi de formation spécifique, si ce n’est des ateliers à droite à gauche, au lycée et ailleurs,  un stage au Théâtre du Peuple (très formateur), des figurations sur des courts métrages, un bac option cinéma audiovisuel et des projets menés de façon individuelle. Ce que je suis devenue aujourd’hui est le fruit d’une sorte de magie qui s’est opérée en mélangeant une multitude d’expériences. J’ai été à l’IUT de Belfort, pour suivre la formation d’animatrice sociale et socioculturelle, j’y ai dirigé la troupe d’étudiants, et c’est là-bas que j’ai pour la première fois mis en scène des pièces que j’avais écrites. Ça a été un second déclic pour moi.

J’ai monté des spectacles avec des enfants,  et aussi avec des personnes en situation de handicap lors d’un stage au Québec, une formidable expérience artistique et humaine.

Durant chaque période de ma vie professionnelle ou personnelle, je me suis toujours tournée instinctivement vers le théâtre. Tout faisait que j’avais besoin de lui pour aller plus loin dans mon parcours.

 

 

Quels sont tes projets ?

 

Créer, créer, et encore créer ! J’ai des idées en tête, une foule d’idées même… certaines avec d’autres artistes, comme Thomas Joseph par exemple, avec qui on discute de projets de grande ampleur, comme la création d’un café-théâtre, d’ici quelques années… je n’en dis pas davantage, même si mon idée est très claire dans mon esprit ! Surprise ! J’ai aussi pour ambition d’achever mon roman, « Si les Hommes viennent de Mars, et bien qu’ils y retournent ! » (je ne suis pas sûre du titre…si ?). Et sinon, réussir à monter un spectacle assez bien ficelé pour embarquer une troupe de comédiens sur les routes et jouer n’importe où devant n’importe qui, juste pour le plaisir de partager un moment avec un public !

Si financièrement ça pouvait suivre, ce serait l’idéal, je ne vous le cache pas…

J’adore aussi collaborer avec d’autres artistes, et c’est ça aussi qui fait la magie du spectacle : quand plein d’esprits travaillent autour d’un même projet, afin de lui donner vie ! Antoine Fritsch, Julien Boissier, Emeric Gratien Jacquot, Yann Schwob et tant d’autres… merci à vous !

Pour l’instant je me fixe l’objectif « spectacle 2015 » avec les D’Trac’Teurs, et nous verrons pour la suite… ! Vous pourrez nous découvrir sur la scène de l’Espace Culturel de Vendenheim le 23 Mai à 20h00. L’entrée est libre et il y aura de la bière, des musiciens au bar à l’entracte, vous n’avez donc aucune n’excuse pour ne pas venir ! Nous jouerons également à Epfig le 30 mai lors d’un dîner gourmand, sur la scène du restaurant Ville de Strasbourg !

J'ai également pour projet de m'essayer eu jeu face caméra de façon plus approfondie, de vivre des expériences qui me permettront de m'épanouir encore plus dans mon jeu de comédienne.

 

 

Que représente le Club Capitales ? Et comment l'as-tu connu ?

 

Désolée Julien mais je vais devoir raconter tout depuis le début, j’espère que cela ne ternira pas ta réputation ! Et oui, puisqu’avant la fondation du Club, il y a eu notre rencontre fortuite à la Fête de la Patate, tu l’assumeras bien, n’est-ce pas ?

J’ai rencontré Julien lors de cette fameuse fête de village, nous avons sympathisé, et sommes restés en contact. Le Club est un projet qui a pris une belle ampleur en peu de temps, et c’est un excellent moyen de communication et de partage. Grâce au club j’ai pu collaborer avec d’autres artistes, comme Emeric Gratien Jacquot, qui a fait un travail formidable de conception pour notre affiche 2015, ou avec Julien Boissier, qui nous a prêté sa voix et son temps sur notre spectacle 2014 et celui de cette année également !

C’est plus qu’un simple réseau, c’est un club de soutien et d’entraide, de collaboration, il n’y a pas forcément d’intérêt financier derrière, et c’est très appréciable !

Longue vie au Club Cap’ !

Merci,

Hélène 

 

 

https://www.facebook.com/pages/Les-DTracTeurs/171678599648241?pnref=lhc

AVRIL 2015

 

Ce mois-ci, ce n’est pas une interview, mais deux que nous vous proposons !

En septembre 2015, cela fera 3 ans que le Club Capitales aura vu le jour, dont les deux dernières années sous le statut officiel d’association. Julien Boissier, son président et fondateur et Erwann Fest, trésorier et co-fondateur, se prêtent à l’interview du mois, afin, déjà de parler un peu d’eux, mais également de faire un petit bilan de ces trois années.

 

 

Julien, Erwann, alors ont sait qui vous êtes au sein du club Capitales, mais on ne sait pas forcément ce que vous faîtes en dehors. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos activités ?

 

Julien : Même si ce n’est pas toujours très valorisé en France, je me considère comme autodidacte, depuis fin 2014, mon activité principale est la magie. Activité que j’exerce aussi bien pour les particuliers, que les professionnels, enfants et adultes (www.jbmagic.fr). Mes autres activités annexes, sont liées à la communication au sens large (conseils, formations…). Voir site : www.julienboissier.fr

 

Erwann : je suis graphiste illustrateur. Travailleur indépendant, je suis installé chez moi et j'interviens essentiellement pour des collectivités, associations et entreprises. Je réalise pour leur compte des sites web et documents print. Ma particularité réside dans le fait que je gravite dans un milieu rural et que je propose une nouvelle manière de voir la com' pour des personnes qui voyaient cela réservé aux grosses structures urbaines. Je dois avant tout faire tomber les a priori et proposer des solutions adaptées, tant dans la manière de travailler que dans les tarifs. Ma structuration me permet d'avoir une certaine latitude dans les fonctionnements, et ma réactivité me permet d'apporter une réponse cohérente. Je parle davantage de collaboration que de prestation.

Par ailleurs, il m'arrive de réaliser pour des clients plus atypiques des objets ou supports de communication plus conséquents. Ces projets sont souvent liés à des interventions dans des structures spécialisées ou des dispositifs précis. Je pense ici plus particulièrement à plusieurs réalisations avec des groupes de jeunes en difficulté, telles que, la conception d'un guide pour une mission locale, un logo et un badge pour la lutte contre l'illettrisme ou encore un guide santé avec une fédération d'éducation populaire.

Je suis par ailleurs formateur, et à ce titre j'accompagne mes clients dans leur démarche de mise à jour et de conception de site web sous une solution wordpress, et je propose à des entreprises et collectivités de les former sur les fondamentaux Indesign.

 

 

Avez-vous des projets ?

 

Julien : Je suis toujours en mode « projets », c’est ce qui me fait avancer, même si certains ne voient pas le jour, ils ont l’avantage de me donner la dynamique pour aller de l’avant, donc évoluer. Pour l’instant, un dvd de magie destiné aux magiciens professionnels est justement en projet, un second livre à terminer, même si ça fait au moins trois ans qu’il est en court d’écriture et d’autres choses… Et puis... schuttt !!! C’est encore trop tôt pour en parler ;-)

 

Erwann : J'ai plusieurs projets en cours et plus particulièrement la refonte d'une charte graphique et la création d'un site web pour une grosse structure d'animation. J'envisage par ailleurs plusieurs formations personnelles pour développer mon activité web et proposer davantage de solutions à ce niveau, comme des applications dédiées et en meilleure adéquation avec leurs besoins.

Je tente par ailleurs de finaliser de gros projets web en cours et qui devront être moteur pour ma propre communication pour de nouveaux clients .... Enfin, je l'espère.

 

 

Sinon, en ce qui concerne le club Capitales, quel bilan pouvez-vous faire après bientôt trois années d’existence ?

 

Julien : Un super bilan ! Déjà personnel, car j’ai fait de vraies belles rencontres humaines. Je n’aurai jamais imaginé réunir autant de monde. D'ailleurs, j'en profite pour remercier Erwann, qui a été là depuis le début et qui a toujours été d'un sacré soutien, il faudra d'ailleurs, qu'il soit membre d'honneur un jour ;-) 

Le club compte actuellement une soixantaine de membres, avec des pic jusqu’à 140. Une association vie ; ça va, ça vient. De nombreux projets voient le jour, même s’ils ne sont pas forcément « médiatisés », mais étant président du club, je vois ce qui est né et a évolué, ce qui prend forme. Toutes ces choses qui vivent, sont au delà de mes espérances. Comme quoi, dès que l’humain décide de partager, il se passe de superbes choses.

On me demande souvent, « pourquoi ne mets tu pas en avant ce qui ressort de manière positive du club Capitales ? ». La première raison, c’est que certaines choses restent du domaine professionnel et ne concernent que les personnes concernées. D’autres part, ce n’est pas à moi de mettre en avant ce qui prend vie grâce au club, mais c’est à ceux pour qui le club a apporté quelque chose qui peuvent le faire s’ils en ont envie.

Le club Capitales n’est là, que pour mettre en commun, partager, après le reste se fait tout seul, si ça doit se faire…

 

Erwann : C'est pour moi une belle aventure et ceci à deux titres.

La première raison réside d'abord dans la création de l'association avec Julien, puis avec le reste de l'équipe du Conseil d'administration. Les personnes concernées ne sont pas venues dans le seul intérêt de décrocher du contrat mais bien de créer une association qui favorise l'échange, la rencontre, la convivialité, des temps de formation et en dernier lieu des connexions professionnelles lorsque tout ça c'est mis correctement en place. Il serait intéressant de lister depuis trois ans ce que le club a pu générer comme activité, pour les uns et les autres de manière directe ou indirecte ... Je pense qu'on serait agréablement  surpris ! 

 

Dans un second temps le Club Capitales m'a permis de réaliser quelques projets professionnels importants et de générer un réseau de professionnels sur lequel je peux m'appuyer pour tel ou tel conseil. Le club m'a par ailleurs permis de rencontrer des personnes "ressources" pour mon activité, mais avant tout de nouveaux amis avec toujours ce même plaisir de les retrouver une ou deux fois par mois.

 

 

Une association comme le club Capitales, est une association qui bouge, qui évolue, dans cette optique, qu’elle est pour vous l’avenir du club ?

 

Julien : Une association est une structure vivante, faîtes d’hommes et de femmes, qui bougent, qui évoluent, qui ont des envies, parfois de s’investir, d’autres fois moins… C’est ça qui fait qu’une association est vivante. J’ai créé le Club Capitales, j’ai essayé avec l’aide d’autres membres, pendant ces trois années de lui donner de bonnes bases, de bonnes fondations. J’arrive à une période où j’ai envie de passer le flambeau, permettre au club de peut-être aller vers de nouveaux objectifs, de nouveaux horizons (et il y en aurait). Cela ne veut pas dire que j’abandonne « mon bébé », je serai là pour aider mon successeur à prendre la relève. Je continue jusqu’en septembre 2015, date de l’anniversaire du club (3 ans) et date de l’Assemblée Générale, d’ici là tous les membres peuvent me faire part de leurs désirs de prendre la relève et dès septembre, les changements pourront se faire.

 

A la question, et s‘il n’y a personne pour me succéder ? Et bien, je répondrais que c’était une belle aventure humaine !

 

Erwann : Me concernant je pense que le Club Capitales a besoin de sang neuf et d'un coup de fouet. Les bases sont solides et en place. Je pense que tout doucement, je prendrai un peu de recul concernant son organisation. Le temps me manque, entre mon activité et mes engagements régionaux et nationaux sur une fédération d'éducation populaire, ainsi que ma vie familiale pas toujours compatible avec tous ces engagements. Ce qui ne veut pas dire que je ne serai plus présent aux afterwork et temps forts de l'association. Je crois qu'avec Julien nous avons , enfin surtout lui, crée une base, un groupe soudé et qu'il ne sera pas bien compliqué de reprendre le flambeau ... Mais nous aurons l'occasion d'en reparler, d'envisager, et d'accompagner ce changement, ce nouveau tournant.

 

Liens de Julien :

www.jbmagic.fr et www.julienboissier.fr

Lien d’Erwann :

www.erwannfest.fr

FEVRIER 2015

 

Ce mois-ci, c'est Frédéric Courraud, comédien, vivant à Paris, qui répond à nos questions.

 

Comment peux tu décrire tes activités, ce que tu es ? Ce que tu fais ? 

 

Bonjour à tous, je m'appelle Frédéric COURRAUD, je suis comédien surtout en voix off et doublage : on peut m'écouter dans de la narration TV, du voice over, des films corporate, du documentaire, de l'e-learning, de la pub jouée, de l'audiotel, du jeu vidéo...j'ai même prêté ma voix au Roi des Chouettes dans  un film d'animation Warner mais aussi, pour un DVD Rom éducatif d'ATD Quart Monde à...un forgeron africain !

Ayant suivi le cursus du Cours Florent, j'ai joué du Molière sur scène et prépare une pièce de Thomas Bernhard "Avant la retraite", huit clos à 3 personnages où j'interprète un juge fédéral allemand ancien officier SS !

 

Quel est ton parcours ?

 

J'ai un parcours atypique car , après une Ecole de Commerce (SKEMA), j'ai passé plus de 20 ans en entreprise à des postes de Management Financier, notamment sur les zones Afrique Moyen Orient et Europe Centrale jusqu'à mon départ souhaité mi 2010.

Cette expérience m'a permis de me structurer et d'aborder ma nouvelle carrière avec méthode et systématisme

 

Qu'est ce qui t'a poussé dans cette voie, si j'ose dire ?

 

Oserais je l'avouer ? mon divorce ! Qu m'a donné la liberté de choisir seul mon destin, ma deuxième vie.

Via des sites de rencontres, j'ai pu "me remettre sur le marché de l'amour" (lol)Let la même phrase revenait sans cess : ""beau timbre", "voix jeune", "du sourire dans la voix" et cela a commencé du coup à faire son chemin das ma tête.

 

Entre temps j'ai été convié à participer à l'émission de RMC "Les Grandes Gueules" et l'assistante de production m'a confirmé les "qualités radiophoniques" de ma voix..Bilan de compétence dans la foulée, formation en voix afin de dompter l'organe et je me suis lancé !

 

Aujourd'hui quel est ton quotidien ?

 

Cela change du statut de salarié car tu deviens ton propre produit marketing.

la journée doit, optimalement, être segmentée en démarches pro (présence dans les annuaires, "love network", réseaux sociaux, castings visibles et invisibles, démarchages de boites de prod par tel et par mail, réponse aux demandes de devis et autres propositions d'enregistrement, gestion de mon site internet...) sans oublier les soirées débats ou networking où nous pouvons nous rencontrer.

 

On est comédien 24/24 ! Il m'est arrivé de recevoir un appel téléphonique à minuit pour un job !

 

Quels sont tes projets ?

 

-Développer mon réseau pro en voix via notamment VIADEO et LINKEDLN (ne pas hésiter à démarcher en se déplacant physiquement dans les boites de post prod et voix off et doublage

 

-Finaliser ma bande démo comédien face caméra afin de "courir les castings"

 

-Enrichir mon site voix avec de nouvelles démos, de nouvelle vidéos

 

-Concrétiser le lien entre mon ancienne vie (Manager Finance) et ma nouvelle via le théâtre en entreprise, la prise de paroles en public pour des patrons de PME, l'animation de conventions/séminaires en français et en anglais

 

 

Cette semaine, je viens d'enregistrer la narration d'un documentaire de 90 minutes de Brandon Waret (France 3) sur le massacre d'Oradour sur Glane qui sera projeté  la presse et au public fin Avril à Limoges (sortie DVD prévue) et j'ai hâte de découvrir le film monté et mixé avec ma voix : ce fut une de mes plus belles expériences, un texte dense, des images somptueuses...

 

 

Que représente le Club Capitales ? Et comment l'as tu connu ?

 

C'est toi, Julien, qui m'a initié à cette démarche alsaco-parisienne.

 

Mon métier, comme beaucoup d'autres, est un métier de réseau et d'entraide. Dans le monde âpre dans lequel nous vivons, la solidarité est essentielle, faire circuler l'information, se faire connaître.

Je n'ai pas honte de me présenter comme un "prestataire de services" : défendre des textes, créer des personnages jouer avec les mots

 

 

Lien : www.fredericcourraud.com

06 67 00 73 13

frederic.courraud@gmail.com

 

 

 

Bande Démo VOIX OFF : http://youtu.be/q6wMBZicuJc

 

 

 

Bande Démo DOUBLAGE : http://youtu.be/Ze81nQZTLnM

 

 

JANVIER 2015

 

Pour débuter cette année 2015, c'est Elodie Pompey, Artiste engagée, qui nous fait le plaisir d'être le premier portrait de l'année.

 

 

Comment peux-tu nous décrire tes activités, ce que tu es ? Ce que tu fais ?

 

Bonjour à tous, je suis Elodie POMPEY. Je suis une artiste du réseau ARTENREEL (coopérative d'activité et d'emploi). Pour moi, ce qui  est important n'est pas ce que je suis, mais ce que je fais.

Depuis 2012, je développe une démarche. Je l'appelle " Aussitôt dit, Aussitôt fée". Cette formule magique (un peu modifiée), que tout le monde connaît, m'a semblé propice à montrer que mon activité solidaire et responsable s'écrit avec d'autres. Il en résulte des moments étonnants, un peu comme dans une oeuvre collective. Parfois je ne maîtrise pas tout, je me laisse surprendre par certains petits pas accomplis souvent simplement.

La démarche s'articule ainsi en deux pôles. "Aussitôt dit" est le pôle écriture, qui me conduit à faire voyager les mots à tous. Ce pôle me conduit ainsi à vivre de moments de partage avec des personnes dites "empêchées". Parmi elles, j'ai rencontré des publics en grande précarité, ce qui m'a conduit à créer un espace ressource nommé "Aussitôt fée". Dans cet espace, je collecte, trie et partage des matériaux que des personnes ne veulent plus pour en aider d'autres. Les éléments d'autres vitaux sont donnés gratuitement à des familles: vêtements chauds, alimentaires, vaisselle, etc.

D'autres éléments (petits riens, chutes de tissus, boutons, etc…) sont transformés par mes soins ou vendus. Une partie de ces ventes me permet de soutenir des projets de culture du coeur.



Quel est ton parcours ?

Ce qui m'a mené à cette démarche est complexe. Je pense que de profondes racines se trouvent dans mes voyages. J'ai passé pratiquement toute mon enfance en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Cette période a marqué mon regard sur la vie, tout en construisant chez moi un esprit porté au questionnement. De retour en France, c'est naturellement que j'ai opté pour des études de philosophie... Ma démarche est née d'une rencontre avec Tôt ou t'art, où il m'a été proposé de faire des ateliers d'écriture. J'ai eu à cette période beaucoup de mal à trouver un statut qui me corresponde. J'ai trouvé la réponse à Artenréel. Les valeurs y sont primordiales, ainsi que l'humain.



Quels sont tes projets ?

Aussitôt dit, Aussitôt fée est mon métier. Je souhaite vraiment montrer que l'on peut vivre d'une activité solidaire et responsable. C'est un projet à part entière! L'espace ressource se développe bien. Je pense qu'à terme, il me faudra trouver un nouveau lieu. Pas question cependant de parler de stockage! J'aimerais que cet espace ressource soit vivant, si bien qu'il est pour une bonne part itinérant. Mon projet est donc naturellement de trouver des lieux d'expositions, des partenaires, etc. Ainsi, avec d'autres, je trouve de solutions à des problématiques nécessairement nouvelles. Je ressens déjà que ce cheminement sera difficile, comme le menuisier qui rencontre la résistance du bois.

En 2015, je propose un abonnement. Pour quelques euros par an, des personnes pourront faire le choix de suivre la démarche et de consommer autrement: en jetant moins et en venant retirer des objets gratuits lors d'événements dédiés. A terme, j'espère avoir suffisamment d'abonnés pour proposer de nouvelles actions de culture du coeur. J'aimerais beaucoup animer des salles d'attente dans les hôpitaux...

 

Que représente pour toi le club Capitales ? Et comment l'as tu connu ?

C'est Artenréel qui m'a fait connaître Club Capitales. J'y ai dores et déjà trouvé un groupe où on se préoccupe les uns des autres. A l'avenir, je pense y trouver quelques personnes qui auront envie d'écrire quelques lignes d'Aussitôt fée avec moi. Je recherche dans ce Club, mais aussi partout où je passe, des moments de coopération...

 

Liens

Site:

www.aussitotfee.com

Blog:

www.aussitotfee.info

DECEMBRE 2014

 

Dernier portrait de l'année 2014, et c'est l'artiste aux multiples talents et facettes, Olivier LELONG qui répond aux questions.

 

Interview de Julien Boissier.

 

Bonjour Olivier,  comment peux-tu nous décrire tes activités, ce que tu es ? Ce que tu fais ? 


Bonjour Julien, je suis plasticien, artiste, auteur j'ai des activités dans le milieu de l'art, avec une bonne connexion à la scène alternative.

Ce sont des projets personnels plutôt sauvages avec en grande partie une production photographique, qui peut heurter parfois certaines sensibilités. Ce travail rentre dans le cadre d'images cathartiques, nourries par ces années troubles, que nous vivons, et qui sont colorées par toutes sortes de crises.

Dans le cadre de ce travail, j'ai quelques thèmes de prédilection comme le corps et ses représentations. C’est un sujet qui permet pas mal de transversalités entre les différentes générations que je côtoie , c'est un sujet universel avec tout ce qui peut y être associé : éducation, religion, société ainsi que les tabous qui en découlent.

La mise en scène est une pratique que j'aime beaucoup, certaines séances sont très intenses et l'ambiance des plateaux très riche en échanges, ce type de ressources immatérielles sont une richesse qui compense parfois des manques de moyens.

Ce travail est représenté par quelques galeries, mais je cherche évidemment toujours à diffuser plus largement mon travail.

Par ailleurs, je suis également assez engagé dans la communication visuelle et je dirige des ateliers dans la narration, la fiction, le storytelling, la vidéo, la réalisation et les effets spéciaux.

J’interviens de plus en plus dans des écoles, tout en répondant à des demandes en infographie, motion design et illustrations scientifiques pour des PME.

Ce dernier point a été assez important dans mon parcours, j'ai été en partie formé à la HEAR (Haute École des Arts du Rhin) à la didactique visuelle et l'illustration médicale. Par la suite j'ai consacré quelques années de ma vie à la recherche et au développement d'une encyclopédie médico-chirurgicale virtuelle avec le professeur Jacques Marescaux, l'actuel Websurg.

Il m'arrive aussi de produire de l'art vidéo dans les arts vivants, des lectures publiques ou de faire des clips vidéo quand le sujet me branche.

Quel est ton parcours ?


Ça démarre dans les années 80, c’est l’avènement de la new-wave et du post-punk. La scène alternative

débarque avec des sons froids et des arts graphiques agressifs, je commence à publier des petits dessins dans des fanzines. En 87 je m'installe à Strasbourg, commence des études de graphisme, de photographie et de dessin. J'entre dans la HEAR en 90 et ressort avec un DNSEP option illustration scientifique en 96, avec une coupure au Cnam à Paris dans le programme LLE (Laboratoire de Langages Électronique, à cette époque internet était en friche je passe 5 ans à plancher sur un projet européen d'e-learning chirurgical à l'IRCAD, par la suite un bref passage chez Arte au département théma et j'ai fini par monter le premier studio d'animation en Alsace, Elsanime avec 3 associés.

Depuis 2007, je travaille en tant qu'auteur, avec une production de séries photographiques, exposées parfois à Paris, Berlin, et qui est défendu à Strasbourg par la galerie Bertrand Gillig, il y a eu quelques publications dans des fanzines graphiques, des catalogues. Récemment c'est Fluffer un magazine basé à Rome qui s'est penché sur mon travail.

Quels sont tes projets ?


J'ai quelques projets de web-documentaires qui sont en attente de producteurs, je recherche de nouveaux types de diffusion de mon travail, notamment par des projets de publication, mais tout ça est encore a l'état de réflexion.

En France on aime que les gens rentrent "dans des cases", qu'en pense tu ?


Je partage un peu ce ressenti. Dans l'idéal on aimerait pouvoir rester soi-même sans avoir besoin d'avoir recours à une constellation de pseudos. Je crois qu'ici il y a une confusion entre ouverture et instabilité.

Que représente pour toi le club Capitales ? Et comment l'as tu connus ?


J'ai entendu parlé du Club Capitales à un vernissage, c'est encore un peu récent pour en donner une représentation, mais j'ai rencontré très vite de membres avec lesquels il se passe quelque chose de concret en terme de collaboration artistique. J'y ai retrouvé aussi avec plaisir des anciens collègues, quelques uns de mes anciens étudiants qui sont sur le marché maintenant, et pu voir régulièrement de nouveaux arrivants, tous porteurs de projets. Il émane quelque chose de positif qui me convient bien.

 

Plus d'infos :

 

http://www.bertrandgillig.fr/spip.php?article137
http://www.artprice.com/artist/560638/olivier-lelong
https://www.facebook.com/Olivier.Lelong.Art

NOVEMBRE 2014

 

Comme chaque mois, nous retrouvons le portrait d'un membre du club Capitales, ce mois-ci, c'est Viviane-Lucie REZICINER (Présidente d'Europartvision et également membre du club Capitales).

 

Interview de Manuel Nardin.

 

Viviane vit art

Les 22 et 23 novembre 2014, au Palais des Congrès de Strasbourg, se déroule l'exposition "Itinéraire des sens" organisée par l'association Europartvision. En collaboration avec ST-ART, cette manifestation sous l'appellation "Première Str'OFF", invite des artistes, des artisans, des créateurs, des designers, autour d'un parcours atypique axé sur les 5 sens. Et derrière ce vivier vivant et émouvant, Viviane-Lucie Réziciner, agitatrice d'idées artistiques, metteuse en forme d'émotions, architecte du partage, qui aime à voir briller les yeux quand la joie s'y installe, présidente d'Europartvision et membre de Club Capitales.

 

Dans les grandes lignes, quel est ton chemin ?

 

J'ai un parcours assez classique, je suis née à Paris mais dès l'âge de 5 ans, j'habite à Strasbourg. J'ai fais des études scientifiques, à Cannes notamment. Puis ensuite, je m'installe à Haguenau, et je travaille dans le domaine de l'orthodontie. A partir de 2007, il y a certes les dents, mais aussi ce que je ressens: en 2009, je lance Lovely Surprise.

 

Qu'est-ce c'est ?

 

C'est une entreprise basée sur un concept simple : trouver pour une personne un cadeau d'exception pour une occasion unique. Là, je commence à pleinement me réaliser dans cette aventure où plusieurs ingrédients se mélangent. Il faut allier le sens de la communication, le goût pour le partage, le "savoir faire plaisir", la recherche constante des idées novatrices et la mise en relations des artisans ou des créatifs. Je suis sans cesse entre Paris et Strasbourg, je rencontre beaucoup de gens et toute cette énergie prend un tour concret quand je remporte le Prix de l'Entrepreneuse de l'année 2009, dans la catégorie vote des internautes.

 

Mais le chemin ne s'arrête pas là pour autant...

 

Non, bien au contraire, puisqu'en 2012 c'est la création de "J'aime les créateurs by Viviane-Lucie". Dans la continuité de Lovely Surprise, cette initiative regroupe mes coups de cœur artistiques, dans tous les domaines de la création au sens large, du design en passant par l'artisanat, d'Alsace et d'ailleurs. Nous organisons des vernissages, des expositions, des mises en avant, avec l'objectif de partager des émotions.

 

C'est donc dans la même veine que tu lances Europartvision ?

 

Exactement ! Europartvision est une association née en 2013. Tout s'enchaîne assez logiquement car la mission de l'association est la promotion de tout événement culturel et artistique, mais cette fois-ci clairement axé dans un cadre européen, et donc en particulier à Strasbourg, capitale européenne reconnue. A l'occasion de la foire ST-ART, c'est notre premier grand rendez-vous puisque Europartvision organise cette exposition sur le thème "Nos sens, dessus dessous". Nous sommes très impatients de réunir dans un même lieu, les créateurs, le public, l'amateur d'art, les curieux, qui pourront donc goûter, toucher, sentir, voir et entendre cette alchimie si particulière que sont les créations artistiques. Chaque créateur, pour être sélectionné, a dû travailler sur 2 sens minimum.

 

Est-ce là une première étape ?

 

Oui, car avec Europartvision, nous comptons lancer la 2e "Str'OFF" en 2015 sur le thème "L'Europe dans tous les sens" et même une 3e "Str'OFF" en 2016 sur le thème "A bout de sens". A ce moment là, nous pourrons alors faire interagir toute cette énergie avec d'autres capitales en Europe.

 

Texte : Manuel Nardin

 

Pour tout savoir

http://europartvision.eu/

OCTOBRE 2014

 

Comme chaque mois, nous retrouvons le portrait d'un membre du club Capitales, ce mois-ci, c'est Yannick Meyer qui si colle.

 

Interview de Manuel Nardin.

 

 

Questions Capitales à...Yannick Meyer

Communiquer c'est bien, savoir communiquer c'est encore mieux. Mettre en place des événements en parfaite adéquation avec les besoins de ses clients, c'est aussi donner une touche originale, forcément unique, à une forme de communication qui va laisser des traces positives tant chez le public que chez les professionnels qui vivent l'événement. C'est là tout le métier de Yannick Meyer avec son agence Eventivia.

 

Quel est votre parcours professionnel ?

 

J’ai commencé ma vie professionnelle comme chargé de communication au sein d’une PME industrielle. J’ai ensuite rejoint une agence de publicité mulhousienne pour finalement créer ma propre agence quelques mois plus tard. Ainsi est née Eventivia en 2008. Couplée avec l’agence de publicité Novéis, elle créée en 2004, cela fait 10 ans que notre socle d'expérience est déjà important.

 

Quels sont les principaux domaines d'intervention de Eventivia ?

 

Eventivia est une agence événementielle proposant une large gamme de prestations. Nous organisons des événements dits «corporate» comme des séminaires ou des conventions par exemple mais également des soirées de gala ou des événements de lancement de produits. Eventivia propose en outre l'organisation de moments orientés vers les relations publiques ou des conférences thématiques (sport, politique, médias, etc.) Nous développons enfin des solutions dites de «Team Building» à destination des entreprises pour définir des événements à portée professionnelle : assurer de la cohésion dans les équipes, se réunir autour d'un événement mais toujours avec des visées de management ou d'encadrement.

 

En 10 ans, quels sont les enjeux qui se dégagent d'une telle entreprise ?

 

Les principaux enjeux sont ceux de la progression dans les aspects techniques du métier, afin d'apporter aux clients des «plus» par l’innovation. Mais aussi il faut penser sans cesse à élargir les domaines d’expertise afin de développer l’agence et d’en assurer la pérennité.

 

Pourquoi avoir rejoint le Club Capitales et qu'est-ce qui vous a plu dans cette démarche ?

J’ai rencontré Julien Boissier lors d’un salon, il m’a présenté le Club Capitales et l’idée de lien et d’ouverture entre les deux capitales m’a immédiatement séduit !

 

Contact

http://www.eventivia.com/

JUIN 2014

 

On connaissait la nouvelle vague de chanteurs à texte, qui vit le jour début des années 2000, avec des Biolay, Bénabar et autres chanteurs qui faisaient souvent l’effet d’un tube de LexomilÓ, et permettaient aux quarantenaires bobos (dont je fais sûrement partie), de refaire le monde devant une tasse de tisane bio. Aujourd’hui, la relève est là !

 

En plus d’avoir de bons textes, il a aussi su rajouter le rythme, le tempo, le son, qu’il faut, pour nous faire bouger…

 

Entretien, avec SPYDEY, artiste de cette nouvelle génération Y.

 

Entretien par Julien Boissier.

 

 

Salut à toi, Jeune ! Présente-toi !

 

David, alias Spydey, 24 ans, auteur compositeur, interprète de musique, que je considère comme populaire, et ce dans différents styles. En ce moment c’est plutôt électro, mais demain ça peut être dans un autre style, le but étant toujours de faire partager mes divers univers.

 

Tes influences ? Artistiques, bien-sûr ?

 

Influences diverses, essentiellement de chansons à texte, de musiques urbaines notamment, le rap français et américain, l’électro et la chanson française comme Gainsbourg, Bashung… Sans oublier les musiques de film.

 

Tu fais quoi, sinon ?

(Je sais, je ne me foule pas pour les questions. Je vais à l’essentiel).

 

Ça fait six ans que j’écris et que j’interprète, mais seulement 9 mois que je compose vraiment. J’ai fais un an de fac de musique, mais je reste un autodidacte. J’aime bidouiller et créer, chercher des sons.

 

J’avais déjà travaillé avant sur différents projets musicaux, mais là c’est une réalisation faite de A à Z, avec un 1er album en cours de réalisation, qui a pour titre « Bonjour » et qui raconte l’histoire d’un jeune de ma génération, génération Y. Il retrace la journée d’un jeune, du réveil au coucher. C’est le premier vrai projet solo, qui compte 15 titres, avec une sortie prévue début 2015 et quelques morceaux qui sortiront très prochainement.

 

Ta philosophie ? (Rien à voir avec Amel Bent)

 

Je fonctionne beaucoup par envie, je pense que le talent vient avec l’envie et le travail, je pense qu’en provoquant son envie, celle-ci vous mènera ou vous voulez aller.

 

Pourquoi ce nom, Spydey ?

 

Vers l’âge de 10 / 11 ans, c’est le surnom que l’on m’a donné, car je me prenais pour Spiderman, comme je trouvais ça marrant, j’ai voulu le garder, car je trouve que le fait d’avoir un côté artistique, c’est endosser une certaine responsabilité, quelques fois, un pouvoir qui peut être dangereux si on l’utilise mal. D’ailleurs dans Spiderman, il y a cette phrase qui résume un peu tout : « Grands pouvoirs égale grandes responsabilités ».

 

Je ne me prends pas pour l’homme araignée, loin de là, mais c’est un clin d’œil humoristique à l’un des univers que j’affection particulièrement qu’est le 7ème art.

 

Spydey, c’est un projet réalisé en duo, c’est un travail d’équipe, puisque c’est aussi mon ami et collègue Tom, qui s’occupe de la composition avec moi et c’est aussi lui qui gère la musique en live, comme le ferait un Deejay, un arrangeur…

 

Sinon, côté scène, où et quand peut-on découvrir ton monde ?

 

Alors il y a une première date prévue lors de la fête de la musique, le 21 juin prochain. Je serai à la Popartisserie, c’est une Galerie d’Arts vraiment sympa, qui est rue de l’Ail à Strasbourg. Nous serons avec d’autres artistes locaux, entre 16h00 et 20h00, et nous ferons découvrir en exclusivité quelques uns des morceaux de l’album.

 

Dans le plus beau des mondes, qu’elles seraient tes envies artistiques ?

 

J’aimerai bien dans un premier temps assurer un maximum de concerts pour cet album, et pourquoi pas aussi, faire la première partie d’artistes que j’apprécie, comme Stromae, Oxmo Puccino…

 

Et puis pourquoi pas également, tenter l’aventure du cinéma, même si la musique reste ma première passion.

 

Sinon, tu es membre du club Capitales, qu’est ce que ça t’a apporté ? Et comment as-tu connu le club ?

 

C’est par l’intermédiaire d’une personne que j’ai rencontré Julien Boissier le président du club. Hé, c’est moi ! (Rires) J’ai beaucoup discuté avec lui de mon projet, et j’ai eu un très bon rapport avec lui. Pas physique, je précise ! (Rires, encore). C’est Julien qui a été un des premiers à croire en mon projet et le fait de rencontrer des gens qui partagent les mêmes envies et qui ont pour passion la culture en général, du coup, j’ai tout de suite eu envie d’adhérer au club.

 

J’ai également rencontré, toujours par le biais du club, Adrien Crupel (Manager des So Called Wise) avec Phil, qui sont du coup devenus mes managers.

 

Plus d’infos : https://www.facebook.com/SpydeyMusic

MAI 2014

 

Questions Capitales à... Hervé Postic


 

Cette nouvelle rubrique intitulée Questions Capitales, vient donc logiquement faire office de portrait du mois, où un(e) membre du Club est mis(e) à l'honneur. Pour le mois de mai, c'est Hervé Postic qui s'est prêté au jeu du questions-réponses.

 

Compositeur de musique, arrangeur, élément sonore de la fabrique d'un film ou d'un documentaire, le musicien est un rouage essentiel des processus créatifs dans le domaine audiovisuel ou d'entreprise. Fort de plus de 500 oeuvres musicales, Hervé Postic connaît le métier et en parle avec passion. Ses oreilles sont en état d'alerte constante et ses envies de nouvelles frontières démontrent que même dans un studio d'enregistrement, les voyages musicaux s'organisent sans passer par une agence. 



 

Propos recueillis par Manuel Nardin. 



 

Qu'as-tu fais aujourd'hui ?


 

Je viens de passer la journée à travailler sur les musiques de deux publicités, dans deux univers totalement différents. Pour la première, je compose la musique d'un film institutionnel pour un laboratoire pharmaceutique dans le domaine des vaccins vétérinaires. Pour la seconde, je travaille sur la musique d'une publicité pour un parfum.

 

Soit en résumé, tout l'éventail de mon travail, composer des musiques, différentes dans leurs genres, et en fonction des cahiers des charges de ceux qui me sollicitent. 



 

Quel est ton prochain projet ?


 

Je collabore depuis très longtemps avec Patrice Franceschi. Il est écrivain, aventurier, un globe-trotter au regard d'anthropologue. Avec lui, j'avais travaillé sur le film sur le trois-mats La Boudeuse il y a une dizaine d'années.

Il avait réalisé un documentaire sur le peuple Saa dont j'avais signé la musique. En 2014, je participe de nouveau à ses deux nouveaux documentaires, Raïba et ses frères et Trente saisons à Pentecôte (Chronique du peuple Saa). Ces deux projets seront bientôt diffusés en juin sur France 5.

C'est assez émouvant après ces années de reprendre le fil d'histoires et de poser à nouveau des musiques sur un sujet aussi passionnant que les sociétés tribales polynésiennes. J'ai aussi des projets à venir en collaboration avec des amis aventuriers.

 

Le but est de produire des séries documentaires, qui seront diffusées prochainement sur la chaîne Voyage et sur France 5. 



 

Quelles sont les spécificités de ton métier ?

 

Le compositeur de musique est un collaborateur à part entière d'un film. Tout mon travail consiste à réussir à mettre en musique ce que le réalisateur à dans la tête, musicalement justement. Quand je compose, je regarde le documentaire au préalable et ensuite ce sont des aller-retour entre ce que l'on voit et ce que l'on entend.

Je suis au service du réalisateur et cet aspect demande forcément un brin de psychologie car il faut savoir deviner et composer ce que l'auteur a voulu dire dans son film. Il faut aussi garder le ton des images et illustrer de manière sonore les sentiments qui transparaissent à l'écran.

Une des spécificités de ce métier est également d'être capable de s'adapter de façon permanente, musicalement. Je me ballade ainsi dans tous les styles de musiques. Cela dépend aussi beaucoup des lieux qui sont à l'écran : du rock à l'électronique en passant par les musiques classiques ou traditionnelles, compositeur c'est aussi s'imprégner des lieux et des endroits que l'on voit et les traduire en sons, en mélodies.



 

Comment est-ce que tu travaillles ? 


 

Internet a tout changé depuis une quinzaine d'années. Avant, entre les cassettes et la synchronisation avec les bandes vidéo, la logistique liée à la composition prenait beaucoup de temps. Aujourd'hui, les délais se sont raccourcis et je travaille essentiellement en mode home-studio.

Grâce à Internet, cela permet un calage en quasi-direct avec le réalisateur et à moindre coût. Ainsi, je travaille sur des morceaux avec des musiciens où qu'ils soient, en Afrique ou en Amérique du Sud, ou tout simplement à l'autre bout de Paris. Le Web a décuplé la facilité à faire de la musique, la partager et à travailler depuis n'importe quel endroit.

Mais pour certains projets, je continue à aller en studio.



 

Justement, la scène ça ne manque pas à un musicien ?


 

Oui parfois, ça fait du bien de faire du "live", de se confronter à l'atmosphère des prises directes. L'année dernière, par exemple, j'ai participé à quelques concerts de Cheb Kader, un musicien de raï.



 

Tu parles de collaborations, de projets en gestation, comme au Club Capitales finalement ? 


 

Oui ! Ce que j'apprécie dans ce club, c'est l'atmosphère. On sent une certaine forme de fraternité et on sent que les liens ne sont pas subordonnés à une compétition ou une concurrence. Les gens viennent avec ce qu'ils ont et c'est très bien comme ça. Et puis on découvre des choses nouvelles. Par exemple, c'est par le Club Capitales que j'ai découvert le spectacle Noire ! que j'aimerais bien voir un jour.

 

J'en profite à ce propos pour lancer un appel : je souhaite mettre en ligne un site Web ou un blog avec mon actualité, mon parcours professionnel et si des membres de Club Capitales sont dans cette branche, ils peuvent me contacter. Tout comme les musiciens qui auraient envie de partager ou échanger autour de la musique.



 

Quel est le dernier morceau de musique que tu as aimé ?


 

La chanson Sunshine of Love, du groupe Cream, le groupe dans lequel jouait Eric Clapton. J'ai écouté ce morceau en voiture, en traversant Paris, et c'était juste génial !


 

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AVRIL 2014

De l’ombre à la lumière…


 

On parle souvent de ceux qui sont dans la lumière, sous les feux de la rampe, sous les projecteurs, les flashs… Mais rarement de ceux qui sont dans l’ombre et qui œuvrent à mettre en avant les autres, ou des créations. 
Sébastien Bourel fait partie de ces personnes qui travaillent dans l’ombre et qui, via leur savoir, leur expérience, leurs réseaux, orientent et mettent en lumière la création.


 

Bonjour Sébastien, afin de mieux te connaître, peux-tu nous parler de ton parcours ?



 

J’ai un parcours un peu atypique. J’ai démarré à 18 ans chez Glem Production, société dirigée par Gérard Louvin, qui à l’époque était un producteur indépendant, qui produisait Sacrée Soirée, les Années Tubes, Sans aucun doute etc… Ainsi qu’une grande partie des émissions de variété et de divertissement de TF1. J’étais coordinateur des émissions.


Ensuite Glem a été rachetée par la chaîne et nous sommes ainsi devenus une filiale de TF1. Je suis resté sept ans et demi dans cette société. Chez Glem j’ai aussi travaillé aux côtés de Florent Pagny. Par la suite, j’ai monté ma première société de production, puis je suis rentré à la SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques – l’équivalent de la SACEM). Je suis resté 6 ans et demi dans cette structure. C’était très intéressant et riche d’enseignements, car nous gérions les droits des auteurs et des réalisateurs d’œuvres de fiction. Cela va des jeunes qui démarrent à Luc Besson !


 

Puis, j’ai été contacté par un ami, qui est directeur d’Universal Suisse, afin de participer à un projet qui consistait à monter un groupe de chanteurs d’opéra interprétant des reprises. Ce ne fut pas forcément toujours facile, mais au final cela a donné naissance au groupe les Stentors. Le projet était tellement intéressant que TF1 s’est porté co-producteur. Pour ma part, après avoir créé le groupe, je l'ai managé pendant 4 années, avec à la clef un triple disque de platine, soit 330 000 exemplaires d’albums vendus pour leur 1er album.



 

Après, direction l’Alsace, où j'ai intégré une société dans laquelle j’ai rencontré mes associés actuels : D’abord Henri GANDER. 
Henri a collaboré sur un habillage d’émission que produisait Olivier FUOC.
Henri et Olivier allaient s’associer et ils m’ont proposé de faire partie de leur aventure. J’ai réfléchi une demi seconde et j’ai dit Ok, GO !
Nous avons donc monté, il y a un an et demi, la société SLEAK, qui est un studio de création audiovisuelle.

 

Nous nous positionnons sur la communication, le motion design, du brand content. Nous sommes basés en Alsace (Strasbourg), mais nous rayonnons partout, puisque nous avons, par exemple, des clients à Paris, à Toulouse, en Suisse... L’idée c’est de s’ouvrir au maximum. Avec plus de vingt années à travailler dans les milieux de l’audiovisuel et du spectacle, notamment sur Paris, je dispose d'un important réseau qui permet à notre société de se développer rapidement. Nous avons également gagné deux prix STRASTEGIES en collaboration avec l’agence strasbourgeoise NOVEMBRE sur le projet PUMA THE QUEST.




Clip puma: 
http://sleak.tv/portfolio_archive/puma-data-dance/



 

Épisode Puma the quest- Los Angeles : 
http://sleak.tv/portfolio_archive/the-quest-chapter-vi-los-angeles/



 

Peux-tu nous parler de tes futurs projets à venir ?




Comme notre siège est à Strasbourg, nous désirons nous faire connaître davantage sur Strasbourg et l’Alsace, et ce auprès des agences et des marques, comme ARTE par exemple.
Nous ouvrons également un bureau à Paris dans un mois, ce qui est un véritable défi pour une jeune structure comme la nôtre. Cela permettra de faire le lien entre l’Alsace et Paris, où je me rends au moins une fois par semaine pour le travail. L’idée de monter un bureau à Paris permet également de voir que tout ne se fait pas dans la capitale, même si la plupart des décideurs y sont. On peut aussi créer en province : Strasbourg et l’Alsace plus généralement, en sont les preuves.


 

Je crois qu’au delà du business, il faut aussi partager, donner. C’est d’ailleurs pour cela que je suis membre de plusieurs structures, comme le Média Club, le Club de la presse de Strasbourg (membre du C.A.) et aussi le Club Capitales. Je pense que lorsque l'on va dans un club, il ne faut pas y aller avec l’idée de chercher quelque chose, mais au contraire, il faut avoir l’envie de donner, de partager, transmettre, rencontrer. Ensuite, les choses se font naturellement.



 

Comme je viens du monde de la télé, j’ai également des envies de télévision, de programmes, et l’Alsace, avec ses chaines de télévisions locales et nationales, est un véritable terrain en plein développement. Nous avons d’ailleurs produit et réalisé des émissions pour du local.

 

Chez SLEAK, nous proposons des programmes, des habillages antennes, des expertises.
 

(Habillage NRJ 12 : 
http://sleak.tv/portfolio_archive/nrj12-ils-ont-marque-les-francais/)



 

Comme tu l’as mentionné, tu es membre du Club Capitales.

Quelle est ton opinion sur le club ?



 

J’ai connu le Club Capitales lors de sa conférence de presse de présentation, qui avait lieu au Club de la presse de Strasbourg. J’ai vraiment accroché sur l’idée de partage et d’échanges qui sont mis en avant. En plus d’avoir animé pour le club une conférence sur les droits d’auteurs, j’ai découvert une véritable envie d'interactions entre Strasbourg (et l’Alsace) et Paris.

 

L’idée de faire grandir le Club Capitales me paraît importante, car c’est une véritable bonne énergie de créer des liens entre ces deux pôles. Cette initiative devrait à mon sens être davantage soutenue, avoir plus de relais externes, car c’est un club de qualité qui n’a pas d’équivalent sur la région. Le Club Capitales est une structure discrète mais qui en peu de temps arrive à faire germer de beaux projets.



 

Le site de sleak : www.sleak.tv

 

Interview de Julien Boissier


MARS 2014

 

Passage des pas si sages

 

Un portrait Club Capitales de mars certes mais pourquoi pas une chronique ?

 

Quoi de plus normal de chroniquer un groupe de rock comme on parlerait d'un album avec lequel on vient de nourrir son lecteur musical digital !

 

Car si le mois de mars est traditionnellement celui où l'hiver fait doucement place aux premières lueurs du printemps, So Called Wise se moque bien des saisons et quelque part, il a raison. Tout simplement parce que So Called Wise, ce groupe de rock (mais pas que), est en un sens à l'image du «Club Cap» : des artistes en quête, des notes en ébulition entre Strasbourg et Paris, leurs bases arrières mais surtout d'en-avant, une envie de communiquer autour de la musique et une certaine forme de sagesse malgré le nom inscrit sur le fronton.

 

So Called Wise, des sages en apparence donc, mais dont la diffusion des messages ne fait que commencer. A suivre, notamment dès le mois de mars, sur scène.

 

So Called Wise, ce sont 4 points cardinaux, Ben Hincker (chant), Emil Balic (guitare), Paul Douvier (batterie) et Sébastien Lebray (claviers), sous le regard de leur 5e élément, Adrien Crupel, leur manager.

Et quand on parle de points cardinaux, on ne se réfère pas forcément à un pluriel de cardinal au sens religieux car «même si on a tous été influencés par différentes religions ou éducations religieuses, on sait s'approprier les images véhiculées par celles-ci pour en jouer ou s'interroger».

Mais alors, pourquoi se définir comme soi-disants sages ? «C'est une manière pour nous de se moquer des bonnes paroles, des gourous en tous genres, d'une certaine chape morale et des sarcasmes. Qu'est ce que d'ailleurs la sagesse aujourd'hui ? Suffit-il d'écouter les voix de ceux qui sont censés savoir ? Nous sommes tous issus d'une génération que l'on peut qualifier d'Internet, c'est-à-dire où l'on va (et l'on sait) aller chercher de l'information, sans forcément attendre que l'on nous la donne. Faut-il attendre également pour apprendre à penser par nous mêmes ?

 

Ce sont ces ensembles de questionnements qui se cristallisent dans notre nom : soi-disants sages, mais toutefois déterminés à avancer dans le chemin que l'on a voulu, selon nos propres valeurs».


Ainsi So Called Wise est un collectif, qui depuis 2011 et leur premier disque autoproduit, derrière ses instruments, revêt l'aspérité de chercheurs, d'aventuriers-artistes traque les bons sons et les bonnes sensations de la musique, sachant pertinemment que dans cette aventure au long cours, la sagesse de façade est à la fois une armure et un atout de progression.

Soi-disant sages évidemment parce qu'en réalité le monde ne l'est pas et que le rock, les musiques actuelles devrait-on dire, sont des terrains d'expériences permanentes dans lesquels So Called Wise entend bien marquer son passage. Entre des thèmes d'inspiration qui se situent assez souvent autour de «l'espoir, la réalisation de soi, les combats qu'il faut mener pour se libérer des carcans», chaque membre du groupe amène ses propres thématiques et la mécanique du groupe fait le reste. Ces diverses approches dans les thèmes ou les paroles se retrouvent également sur le plan musical.

 

Comment en effet définir le genre musical de So Called Wise. Adrien Crupel donne un indice : «ce sont souvent les gens qui écoutent leur musique ou les médias qui définissent quel est leur genre.

Rock ? Oui sûrement mais il ne faut pas oublier le côté électro dans leurs compositions». Et en effet, Sébastien, de formation classique mais qui a su et voulu glisser vers les claviers et forcément l'électro ; Emil, culture rock et musique électronique citant Daft Punk autant que Depeche Mode ou Phoenix ; Ben qui «écoute de tout, du rock, du jazz manouche, du folk, du métal, du trip hop ou de l'électro» et enfin Paul, plus influencé par «la musique afro-américaine, le jazz, le funk, le rythm'n'blues ou la pop», tous apportent leurs ingrédients «pour aller vers l'équilibre de notre musique».

 

Et de l'équilibre sur la balance, il n'y a qu'un pas que So Called Wise franchit pas seulement en studio (comme ici http://www.youtube.com/watch?v=gImugI0g-F0#t=124) mais aussi sur différentes scènes.

 

So Called Wise vient de participer au Tremplin du Festival Décibulles, le 1er mars dernier. Et même si le groupe n'a pas été retenu par les programmateurs de l'événement, cette participation n'est selon le manager Adrien Crupel «sûrement pas vécu par les membres du groupe comme quelque chose de défaitiste, mais au contraire une opportunité de faire connaître So Called Wise dans un cercle encore plus large. Décibulles a choisi un groupe invité par rapport à leur public tout simplement. Les retours étaient de toutes façons très positifs et les gens ont pû découvrir l'univers des musiciens».

L'actualité de So Called Wise ne s'arrête pas là pour autant : le groupe jouera lors du Festival strasbourgeois Interférence au printemps, au bar le Big Apple. (www.bigapplebar.eu/).

 

Et le printemps justement s'annonce ensoleillé pour le quatuor "SCW" puisque le 15 mars il est en concert à Paris, au Batofar (www.batofar.org/), haut lieu des scènes des musiques actuelles : une occasion pour le groupe, quelques mois après un passage à la Boule Noire, de rester implanté sur la scène parisienne.

 

Mais So Called Wise n'oublie pas pour autant ses racines alsaciennes puisque le 28 mars, il est en concert à l'Atlantico, célèbre péniche strasbourgeoise, dans le cadre du Spring Roll Festival (www.springroll.fr).

Le 5 avril, le groupe ne relâche pas la pression et est annoncé du côté de la PopArtiserie (www.lapopartiserie.com/). Dans ce lieu d'exposition artistique, situé en plein coeur de Strasbourg, SCW s'y produira en showcase et en profitera pour projeter son dernier clip intitulé Change Everything.

 

Ce moment est, selon leur manager, «un moment représentatif ce qu'est le groupe dans son côté le plus artistique justement : jouer de la musique, et donner à voir via le clip, dans un endroit consacré à l'art et la culture correspond complètement à l'esprit de So Called Wise». Pour des garçons pas si sages, les apparences s'annoncent loin d'être trompeuses.


http://www.socalledwise.com/

Extrait d'un live à La Laiterie de Strasbourg : https://www.youtube.com/watch?v=MN_398N-0OA

 

Texte: Manuel Nardin

Twitter : @ManuelJMNardin     

 

©Élodie Motsch photographie concert

©Emil Balic, Vincent Girardot, Julia Stolz Création pochette



FEVRIER 2014


Texte et interview : Manuel Nardin.

 

Arts et Métiers

 

Dans ce grand tout que l'on appelle entertainment ou aussi industrie des loisirs, les enseignes proposent aux publics de multiples produits et productions à la fois audiovisuelles et événementielles. Derrière toutes ces réalisations, derrière les décors en 3D, les animations ou bien les effets spéciaux que l'on déguste sur le Web ou dans une salle de cinéma, se trouvent des concepteurs, des illustrateurs, des décorateurs, en somme des artisans spécialisés qui mettent leur savoir-faire et leur créativité au service d'un projet multimédia au sens large. C'est dans ces branches, ou plutôt dans ces réseaux de branches, qu'exerce Xavier Loebl. Riche d'une palette de compétences autant graphique que de gestion et supervision de production, il chemine sereinement vers un rôle d'agrégateur d'énergies et s'inscrit dans une démarche dynamique au carrefour de plusieurs activités : si la production audiovisuelle actuelle était une carte labyrinthique du métro parisien, il faudrait sans nul doute le situer sur un trajet qui emprunte les stations Gobelins et Arts & Métiers.

 

Tu viens juste de terminer la gestion d'un projet pour le parc de loisirs Europa Park. Peux-tu nous en parler ?

 

En effet, je viens de réaliser sur la nouvelle publicité, destinée à la télévision, au Web et aux salles de cinéma, de la nouvelle attraction 2014 d'Europa Park, qui a comme thème Arthur, inspiré des films d'animation Arthur et les Minimoys de Luc Besson. Les premiers contacts et les premières discussions autour du projet de réalisation de cette publicité remontent à mai 2013 donc ça fait presque un an que je suis immergé dans ce travail.

 

Comment es-tu arrivé sur ce projet ?

 

J'ai intégré le projet finalement, non pas par hasard, mais grâce à des rencontres. J'en avais entendu parler mais je ne m'étais pas manifesté particulièrement auprès d'Europa Park. Puis, lors d'une soirée parisienne du Club Capitales, j'ai rencontré Rémy Bricka, homme multitalents, avec lequel je discute de façon informelle d'Europa Park, lui-même participant de façon récurrente à des parades musicales dans ce parc et ayant une connaissance du "terrain" en quelque sorte. Quelques temps plus tard, contact ayant été établi, j'ai rencontré l'architecte de l'attraction Arthur qui ouvre ses portes au printemps 2014, et nous nous sommes entendus pour que je prenne en mains la réalisation de cette publicité, de ce produit multimédia. Le fait que je sois basé à Strasbourg et que je vienne du secteur de l'animation et de l'illustration, et que j'avais participé aux décors des films Arthur, ont été des atouts pour être en pole position sur ce projet.

 

C'est ce que l'on peut appeler un "gros" projet ?

 

Oui. Concrètement il a fallu concevoir le film, réaliser en "live" certaines séquences en étroite collaboration avec d'autres équipes dont une équipe allemande, travailler sur la pré et la post production, amener mes compétences à la fois de graphiste mais aussi de manager global. J'ai également fait appel à d'anciens collaborateurs parisiens avec qui j'avais travaillé sur les films Arthur et au final, j'ai piloté ce projet depuis fin août 2013, et c'est près d'une quarantaine de personnes qui sont intervenues sur ce spot final.

 

(http://arthur.europapark.de/?lang=fr).

 

Quel est ton parcours professionnel qui t'amène jusqu’à ce dernier projet que tu viens d'évoquer ?

 

Au départ je viens du monde de l'illustration, de la 3D, et je suis autodidacte. J'avais monté une agence à Strasbourg aux débuts des années 2000. Ensuite, j'ai vécu et travaillé à Paris et région parisienne jusqu'en 2012, date de mon retour en Alsace. A Paris, j'ai travaillé au sein de BUF, société d'effets spéciaux, comme graphiste 3D et compositing. C'est dans cette période que j'ai mis la main à la pâte sur des films comme Arthur et les Minimoys, en particulier sur les décors des deux derniers films ainsi que sur l'Attraction du Futuroscope. J'ai également travaillé dans diverses boîtes de production, notamment dans la création de publicités TV, dans les champs de l'animation visuelle et audiovisuelle.

 

De l'illustration et des décors jusqu'à ce projet Europa Park, tu as embrassé un spectre assez large finalement dans ta palette de compétences ?

 

En fait, j'ai vécu ce que l'on pourrait appeler un accident de parcours heureux. En 2012, j'ai été appelé en renfort sur un appel d'offre pour la marque Sony pour la mise en place d'un événement autour de la présentation aux professionnels des prochaines gammes de produits téléphoniques de la marque. Il s'agissait de proposer un espace VIP (décors, animation, conception, etc.) en se réappropriant un lieu, y concevoir et y installer des décors, des ambiances et des animations autour des valeurs et de l'esprit de la marque.

Ayant remporté l'appel d'offre, après toute l'étude scénographique et artistique du projet que nous avons menées avec Karine Bey, également membre de Club Capitales, il a fallu que nous en assurions la bonne conduite. Mon travail s'est ensuite plus axé sur la coordination et la supervision de projet en événementiel et en audiovisuel. Ainsi, j'ai travaillé en amont, autant avec des notions de créations et de design, qu'avec des compétences d'organisation, de planificateur et de gestionnaire de projets. Je faisais les liens entre différents corps de métiers, les graphistes, les clients mais aussi les agences de communication. Cette expérience m'a permis d'avoir une vision globale, plus diversifiée, tout en gardant un aspect plus technique, de savoir-faire.

 

Quelles sont les spécificités de ces métiers liés à la production audiovisuelle ?

 

C'est un marché complexe, en perpétuelle évolution. En France, tout l'aspect lié à la pré production est par exemple moins développé que dans les pays anglo-saxons. Ce n'est pas forcément facile pour un graphiste, un illustrateur, un professionnel de l'audiovisuel, de se présenter seul soit face à des agences de communication, soit directement en relation avec les clients. Mes récentes expériences m'ont plutôt permis d'avoir une vue globale sur la chaîne de production, et de pouvoir mieux à la fois encadrer les équipes de graphistes ou de décorateurs, et à la fois établir des passerelles avec les agences ou les clients. Dans cette optique, je me suis rapproché d'une structure comme Artenréel à Strasbourg, un excellent carrefour pour rencontrer des talents (caméramen, graphistes, plasticiens, musiciens, etc.) que je peux être amené à faire intervenir sur des projets dont j'aurais la charge, dans une dimension à la fois locale, régionale et nationale.

 

Quels sont tes prochaines pistes de travail ?

 

J'ai quelques projets en cours ou en gestation toujours dans le domaine audiovisuel, un clip musical ou encore la réalisation d'effets spéciaux sur un long métrage. Tant que rien n'est définitif, je préfère ne pas vendre la peau de l'ours. Mais j'ai surtout le projet de développer une structure, avec mes proches collaborateurs, dans le domaine de la gestion de projets en événementiel et en audiovisuel. Je vois cela comme une bannière commune située au carrefour de plusieurs secteurs : c'est l'idée de mettre du lien entre des compétences très spécialisées et les besoins précis des clients ou des agences de communication. Cette structure à géométrie variable pourrait autant prendre en charge des petits marchés qu'assurer des plateaux au service de productions plus ambitieuses. Ce genre d'entité, capable de fournir des services variés, de pré et de post production, d'événementiel et de communication, a me semble-t-il, toute sa place dans ce marché.

 

Contact

www.xvl.fr

JANVIER 2014

 

C’est avec Céline Flieg, alias "La Rainette loquace", que j’ai rendez-vous, pour l’interview mensuelle du club Capitales. La pluie est de mise aujourd’hui, je me dis que pour interviewer une "Rainette loquace", rien de mieux que quelques gouttes…

 

Bonjour Céline, ton "nom de scène", ou plutôt ton pseudo professionnel est : "La rainette loquace", pourquoi ce petit nom ?

 

Je voulais un nom qui me ressemble. Quand j'étais petite, on me surnommait Grenouille et c'est resté, même adulte, dans mon entourage proche. Aussi quand j'ai cherché un mot qui me définissait, plutôt que de me perdre dans un nom d'agence impersonnel, j'ai choisi une famille de grenouilles, la rainette. Et son attribut principal, à cette rainette, est qu'elle parle et écrit beaucoup, jusqu'à en faire son métier...

 

Tu définis ton travail comme "communication à rebondissements", cela éveille la curiosité. Peux-tu nous en dire plus sur ton travail et les prestations que tu proposes ?

 

Je "rebondis" dans le sens où je m'adapte aux besoins en communication de mes clients. En fonction de leur demande, je vais leur proposer soit du conseil en communication, soit des prestations de rédaction (pour leur plaquette, leur site internet, leur dossier de presse...), soit un travail de communication visuelle, ou encore la réalisation de leur site internet.

Et puis la part “bondissante“ est aussi pour les résultats de mon travail, il s'agit de donner “du ressort“ à leur communication – en tant que grenouille, j'avoue, j'aime jouer avec les mots sautillants...

 

Alors comme tu nous l’expliques, tu travailles aussi bien avec les entreprises, que les institutions, mais aussi avec les artistes et le domaine culturel de façon plus générale. Y’a-t-il une façon différente d’aborder la communication pour ce secteur d’activité ? Quels sont tes projets dans les prochains temps ?

 

Je viens du milieu artistique, j'ai travaillé 10 ans dans un théâtre. Mes interlocuteurs étaient des metteurs en scène, des comédiens, des musiciens, et bien sûr leur public. Et effectivement, il y a un approche particulière à avoir pour communiquer vers les spectateurs. Lorsqu'on met en avant une création artistique, on ne parle pas d'un produit de consommation, mais bien d'un instant, d'émotions, du ressenti propre à chacun. Pour les entreprises, on travaille sur l'image, sur la valeur ajoutée d'un produit ou d'un service pour les professionnels et les particuliers, ce n'est pas tout à fait la même chose. Je n'aime pas opposer la communication culturelle à celle des entreprises, car on pourrait penser qu'il y a une hiérarchisation de ma part. Il n'en est rien, c'est simplement que la cible n'est pas au même endroit.

Dans le secteur culturel, le plus important de mes dossiers actuels est le Festival Jazz Manouche de Zillisheim (68) qui a lieu chaque année en juin, pour lequel je gère l'intégralité de la communication. Depuis sa 2e édition en 2012, je m'occupe de créer tous les documents de communication, d'animer le site web et les réseaux sociaux, de mettre en place la campagne de presse. C'est un jeune festival très prometteur, je suis heureuse de l'aider à grimper chaque année un peu plus haut.

 

Maintenant que l’on en sait un peu plus sur ton travail, peux-tu nous parler du parcours qui t’a amené jusqu’à cet aboutissement ?

 

J'ai penché un temps vers l'enseignement des lettres, et puis je me suis dit que la meilleure façon de vivre ma passion pour les mots étaient de les entendre : et quoi de plus vivant qu'un théâtre ? J'ai donc travaillé pendant 10 ans au TJP/Centre Dramatique National d'Alsace, où je m'occupais de la communication et des relations avec la presse. Puis j'ai eu envie de diversifier mon champ d'action, et j'ai rejoint l'Automobile Club Association, où en plus de la communication, je gérais le magazine des abonnés. A l'issue de cette expérience, j'ai eu envie de me lancer à mon compte, pour me permettre de multiplier les rencontres et varier les plaisirs. J'ai donc rejoint la coopérative d'activités et d'emploi Artenréel en 2012, et depuis, je bondis sur chaque projet qui me motive !

 

Tu fais partie des premières personnes à avoir rejoint le club Capitales, donc tu ne vas pas pouvoir te soustraire à LA question récurrente : que t’apporte le club Capitales et qu’en penses-tu ?

 

Par définition, lorsqu'on veut communiquer, mieux vaut avoir des interlocuteurs... J'essaie donc de multiplier les rencontres professionnelles. J'ai rejoint Club Capitales dans ce but, et je ne suis pas déçue : chaque nouveau rendez-vous me permet de croiser de nouvelles têtes et d'échanger sur nos projets respectifs. Il ne s'agit pas de “faire affaire“, mais simplement d'apporter et de recevoir un nouveau regard sur son travail, et c'est toujours bénéfique. Maintenant, il n'est pas exclu que des projets naissent de rencontres au sein du club, l'avenir nous le dira...

 

Comme quoi une Rainette, même loquace, finit toujours par apporter le beau temps.

Plus de d’info : www.larainetteloquace.com

 

Interview de Julien Boissier            

DÉCEMBRE 2013


De son Japon natal jusqu'à la capitale alsacienne, le parcours d’ Asuka Kazama est un voyage rempli de rencontres et un besoin quasi-permanent de laisser filer la pointe sur la feuille. Rencontre avec une artiste qui contemple, respire et s'inspire.

Texte et interview : Manuel Nardin.

 

Quel a été ton parcours artistique ?

Je suis originaire de Tokyo. J'aime beaucoup la langue française. La culture française m'a attirée. J'ai toujours dessiné mais je n'ai jamais suivi de cursus de dessin au Japon. Je me souviens que lors d'une escale en avion à Paris, à l'aéroport Charles de Gaulle, l'architecture, la couleur, la lumière de l'endroit m'ont immédiatement émue et j'ai tout de suite aimé l'atmosphère. Ainsi, ce sont les nombreux voyages effectués en Europe qui ont commencé à nourrir mon inspiration. Lors de ces voyages, j'ai constaté que j'aimais l'ambiance européenne et que je me sentais plus à l'aise pour laisser libre cours à mon inspiration et à mon art. En effet, j'ai étudié la langue et la littérature française à l'Université à Tokyo, et travaillé dans une agence de publicité. Je me suis installée à Strasbourg pour étudier à l'Ecole supérieure des Arts décoratifs, depuis 2006. Aujourd'hui je suis étudiante en Masters d'Arts Plastiques.


Quels ont été les éléments qui ont renforcé l'idée chez toi que tu avais la fibre artistique ?

Ce sont toujours des rencontres inattendues qui ont balisé ma vie artistique ! A chacun de mes séjours, j'ai petit à petit rencontré des personnes qui ont à leur manière façonné mes envies de rester en France. Au départ, j'ai eu un coup de cœur pour les peintures de Maurice Utrillo, un artiste qui a beaucoup peint le quartier de Montmartre à Paris. Ensuite, je suis très sensible à d'autres types de productions artistiques comme la littérature, le cinéma, la peinture, l'architecture. A chacun de mes voyages, j'ai commencé à peindre des paysages, toujours d'après les photos que je prenais, au format de carte postale, avec de la peinture à l'huile ou en aquarelle.


Où peut-on découvrir tes dessins ?

J'ai quelques dessins dans une galerie à Colmar, la galerie Mannsfeld et je suis exposé à la Maison de l'Alsace à Paris, qui m'avait acheté un dessin. C'est d'ailleurs par ce biais que j'ai rencontré le Club Capitales. J'ai été également dans une exposition collective de la galerie Bertrand Gillig en 2011, et présente à la Foire d'Art Contemporain St-ART en 2012. Sinon, on peut trouver mes dessins, des cartes postales et reproductions à Strasbourg, à la librairie Kléber, chez Monogram ou bien encore dans la boutique japonaise Bukiya, à Paris.


Quels sont tes sujets de prédilection et où trouves-tu ton inspiration ?

Mon inspiration est comme la respiration. Tu ne penses pas à respirer, tu le fais sans y penser. Tu respires sinon tu ne peux pas vivre. Je suis exactement dans la même démarche. Par exemple à Tokyo, il y a trop de monde, trop de stress. J'ai besoin d'espace. Je dessine quand je suis en France. J'aime bien être en France car j'aime cette capacité qu'ont les gens à discuter. Ici, on discute beaucoup, même trop non ? (rires). Il y a une différence de mentalités entre la France et le Japon, notamment dans le rapport au temps, et pour un artiste c'est essentiel d'avoir le temps de s'imprégner de son environnement, de respirer pour s'inspirer justement.


Quels sont tes futurs projets ?

J'aimerais dessiner autour du thème du flamenco, de la danse, du mouvement. J'ai aussi dans un coin de ma tête l'envie de faire un livre qui mélange une histoire pour les grands et les petits et des dessins : j'ai déjà écrit l'histoire mais je n'ai toujours pas dessiné à ce jour. Enfin, je suis toujours à la recherche d'endroits, calmes et "verts", dans lesquels je puisse mettre en vie mes croquis, en toute quiétude : un jardin c'est l'endroit idéal car on ne dérange personne et en plus, il peut y pleuvoir par exemple, la pluie étant un élément naturel que j'intègre à mes œuvres. Enfin, parmi les destinations qui peuvent m'inspirer, la Bretagne, Londres, Paris ou la Dordogne sont des endroits où je souhaite me rendre afin de dessiner.


Plus d'informations : http://asukakazama.net/index.html

NOVEMBRE 2013

Le 6e sens

 

Parler, voir, écouter, toucher, sentir : 5 points cardinaux qui définissent au quotidien les nombreuses cartes des interactions humaines. Dans la vie comme dans l’entreprise, ces repères sont indispensables pour décrypter les signes mais aussi les signaux de fumée. En choisissant d’exercer pleinement du conseil en communication sensible depuis quelques six années, Régine Tomasi a suivi une voie personnelle mais qui s’apparente à une petite voix intérieure emplie de sérénité. Ni gourou, sans courroux, ni devin mais qui prône le «devient», son expertise dans toutes les facettes de la communication et de l’information adaptée aux situations de crises comme aux situations normales - mais on sait que la norme aujourd’hui revêt des multiples formes - est un baume qui défait les noeuds et replace les individus dans leur environnement professionnel. En communication, cinq sens peuvent donner du sens mais Régine Tomasi, sans faire l’impasse sur ce chiffre impair, passe un sage message à ses clients, indice d’un 6e sens sans impair.

 

Texte et interview : Manuel Nardin.    

 

Tu te définis comme exerçant de la communication «sensible» . Quelle est la définition de ce terme selon ton approche ?

Si on le prend au sens premier des communicants, cela veut dire assurer la prévention des crises et ainsi que la réparation après les crises. Dans le champ de la communication stratégique, c’est lié à la notoriété, en cas de dossier sensible. Aujourd’hui, un mot et un seul, mal employé au mauvais moment, peut «tuer» une entreprise. J’aborde donc la communication comme une matière sensible : c’est-à-dire réactive, dans laquelle on retrouve le mot sens. J’essaie de donner, ou redonner, du sens aux collaborateurs, aux partenaires, aux clients, donner une direction un cap, et rendre sensible les gens au fait que la communication touche tous les corps de métiers. Ecouter une organisation telle qu’elle est, et pourquoi pas utiliser ses défauts comme un atout.

 

Tu veux dire que ta démarche tend à se rattacher aux valeurs d’origine de l’entreprise ?

Je travaille en amont. Une crise, quelle que soit sa nature, est une opportunité dans le sens où elle révèle des choses essentielles. L’idée est de sensibiliser les dirigeants au fait que chaque mot a son importance.

 

Avec quels types de clients travailles-tu ?

Je collabore fréquemment avec des PME informatiques, Hi-Tech. Ce sont souvent des experts en matière de systèmes, à la fois informatiques et organisationnels. Ce sont des gens brillants mais pas toujours convaincus ou conscients de ce que peut représenter l’outil de communication. Quand ils s’en emparent, et après mon travail, ils se rendent compte de l’intérêt de la communication, et ils s’en servent pour manager leurs équipes. Je travaille aussi avec des associations et des organismes d’Etat, des institutionnels (ABRAPA, CNRS, Ministère de l’Ecologie, préfectures, etc.) J’effectue un suivi de mes clients et je m’adapte à leurs environnements.

 

Comment tu en es arrivée là ?

 

Depuis 2007, officiellement, je suis à mon compte. Auparavant je faisais déjà de la communication mais je me suis rendue compte que j’exerçais selon un seul angle, une seule expertise. J’avais envie de voir les choses de manière plus globale. Mon ambition était de travailler avec des gens que j’aime, qui me plaisent et où les retours étaient dans les deux sens. Aujourd’hui, c’est ce que je fais : je travaille mais comme une passion. J'ai le feu sacré en quelque sorte. On se choisit mutuellement avec mes clients. Je pars du principe que l’autre peut évoluer, qu’on est perfectible. Il faut être capable de faire de l’introspection. Au fond, les dirigeants sont en permanence sur le fil du risque et ils ont des qualités, parfois cachés. A moi de les leur dévoiler !

 

Quels services fournis-tu quand on fait appel à toi ?

 

Ecouter la personne dans son projet mais j’écoute avec une oreille qui englobe le commerce, le marketing, la communication stratégique, la communication sensible, les relations presse et j’ajoute le filtre de la qualité (quels sont les bons processus par exemple). Ecouter l’ensemble et faire en sorte que tout le discours (produits, packaging, mots, attitudes des collaborateurs, réseaux sociaux, etc.) soit en synergie dans les différents métiers de l’entreprise. Et je fournis des prestataires, en fonction des besoins spécifiques. Je fais de la communication interne et externe. Je pars du principe qu’on est des êtres communicants mais qu’on ne se l’autorise pas toujours. La communication est comme un bain de révélateur photographique. Une image apparaît, on la structure et on la diffuse. Je pense avec le dirigeant très en amont, avant de restituer de la matière écrite et visuelle de mes analyses et ensuite on cherche des axes de communication et des partenaires. D’ailleurs, je suis en recherche permanente de partenaires.

 

De nos jours, même si cela peut paraître paradoxal, la communication n’a pas une bonne image, dans les médias, l’opinion. En tous cas, elle est parfois mal comprise. Quel est ton point de vue sur cette question ?

 

Oui c’est une situation qui peut se ressentir car la communication parfois communique mal et le paradoxe naît de cela. Si en marketing certains leitmotivs sont de dire qu’il faut arriver à désirer le produit pour l’acheter, la remarque vaut pour la communication. J’ai failli quitter ce métier car je trouvais que la communication n’allait pas assez en profondeur. On veut souvent amener rapidement une solution alors qu’il faut tenter de trouver de la valeur intrinsèque dans les situations qui nécessitent de la communication. Or, je pense qu’il faut comprendre les fondations et le socle pour expliciter et partager les axes de paroles, non dites par les dirigeants mais pensées, le plus souvent mal exprimées. Je tente d’avoir une approche artisanale et qualitative des projets sur lesquels je travaille. Je pratique l’écoute active et une approche basée sur l'empathie. La parole permet de libérer les choses notamment à travers des exercices d’interview. Je m’oriente depuis quelques temps également sur de la communication dite “bien-être”. En effet, je constate beaucoup de souffrances dans les entreprises et le fait de libérer la parole permet dans bien des cas de régler beaucoup de problèmes.

 

Tu as donc une vision très globale de ton métier. Y a-t-il encore des voies que tu aimerais explorer ?

J’ai la chance d’aimer ce que je fais dans la communication stratégique. En parallèle, je suis passionnée de photographie, de peinture, d’art contemporain, et de danse. Ces “sens” en quelque sorte, font le lien avec le “sensible”. Dans le futur, j’aimerais travailler plus avec des artistes, en incluant des réflexions sur le corporel, le mouvement, l’écriture, le visuel, ou encore la vidéo. Par exemple, en venant au Club Capitales, en acceptant d’être en disponibilité dans un espace dénué de business dans lequel des artistes, des créatifs, des journalistes et des communicants se côtoient sans forcément attendre des retours mais en privilégiant les “moments”, j’ai rencontré Erwann Fest. Avec lui, je développe actuellement un projet multimédia de communication orienté autour du story-telling de l’entreprise, une manière originale de communiquer, une façon de plus de donner du sens là où on le voit pas forcément.

 

Pour info : www.reginetomasi.com

 

OCTOBRE 2013

L'Alsafricaine

 

L'air de rien, discrète et toute en retenue, presque gênée, Nadine Zadi accepte enfin une interview. C'est que cette comédienne qui a un pied en Alsace et un autre en Afrique recèle bien des facettes et qu'à ses yeux, ce n'est pas elle qui compte mais bien son travail et son parcours, sa production artistique et ce qu'elle donne à voir. Car de voir à noir, seule une lettre change mais tout en est bouleversé. Elle a rendez-vous avec une partie d'elle-même dans le spectacle NOIRE ! : un moment de théâtre seule en scène où elle évoque ce que l'on peut ressentir et percevoir quand sa peau est ébène. Ces instantanés de vie traversent les époques et les lieux mais le fil conducteur reste cet épiderme sombre, mais sûrement pas un épicentre d'ombres. De l'Alsace à la Côte d'Ivoire, rencontre à Strasbourg avec une Alsafricaine bien dans ses baskets mais surtout bien dans sa peau.

 

Interview et texte : Manuel Nardin

Crédit photo : Spectacle NOIRE !

 

Tu es comédienne, quel a été ton parcours professionnel ?

Mon parcours a été atypique, car je n'étais pas destinée à faire du théâtre. Au tout début de ma vie professionnelle, j'étais en poste à l'hôpital civil de Strasbourg, et lors de nos petites fêtes de fin d'année je me retrouvais toujours à faire le clown et mettre de l'ambiance. Une collègue m'a encouragé à développer ces talents. L'année suivante, je m'y suis consacrée à plein temps et c'est ainsi que j'ai commencé à entrer dans le monde du théâtre et de la scène. A mes débuts, j'ai intégré la Compagnie des Acteurs de Bonne foi, dirigée par Josiane Fritz, qui m'a prise sous son aile et qui m'a lancé dans le grand bain en 1988. Pendant 10 ans, j'ai joué des rôles dans plusieurs pièces de théâtre, en Alsace et ailleurs. L'un de mes plus beau souvenir est d'avoir joué dans une pièce écrite par mon oncle Bernard Zadi, (ancien ministre de la culture en Côte d'Ivoire), "Négresse Bonheur et Putain d'Afrique", en 1997.

 

Déjà un premier lien avec l'Afrique ?

Ça a forcément influencé mon choix de retourner en Côte d'Ivoire en 1998 afin de mieux connaître ma famille ivoirienne, et de comprendre mes origines. Là-bas, j'ai mis de côté le théâtre et j'ai aidé mon père dans ses entreprises. La seule chose d'artistique que j'ai pu faire a été d'aider à la création d'une radio locale. Ce fut une belle expérience. Je suis revenue en France en 2004, suite aux évènements politiques (crise politique et militaire qui se traduit notamment par la chute de Laurent Gbagbo). De retour en Alsace, j'ai vécu un vrai parcours du co mbattant au niveau professionnel. Car forcément ici personne ne vous attend, et surtout pas dans le milieu du spectacle vivant. J'ai du repartir de zéro, mais heureusement j'ai pu compter sur Christian Hahn, qui m'a redonné le rôle de Madame Blanche sur France 3 Alsace, et sur Josiane Fritz qui m'a relancé sur les planches. Et depuis, je fais mon petit bonhomme de chemin. J'ai monté ma compagnie de théâtre, afin d'avoir la liberté de proposer mes propres ateliers de théâtre auprès de différents publics, jeunes et moins jeunes. Mais j'aime l'aspect social qu'apporte les ateliers théâtre, et c'est ce que j'essaye de privilégier. Et puis aujourd'hui il y a ce nouveau spectacle NOIRE ! C'est un grand projet, et surtout un grand défi pour moi.

 

Comment est né l'idée du spectacle et quels sont les messages que tu souhaites mettre en avant dans ce projet ?

Ce spectacle est issu d'une longue réflexion, depuis mon séjour en Côte d'Ivoire. J'avais envie et besoin d'un nouveau défi. Certainement aussi le besoin d'exprimer certaines choses, de les faire ressortir au travers d'un texte ou d'un thème qui me parle. Je me suis toujours sentie en décalage avec ma couleur de peau. Non pas que je ne l'assumais pas, mais je ne me reconnaissais pas en elle. Depuis mon enfance, j'ai grandi au sein d'une famille typiquement alsacienne. Je n'ai jamais eu et je n'ai jamais grandit avec cette culture africaine, et pourtant c'est la première chose que l'on voit chez moi à travers ma couleur de peau. Et être une petite fille noire, en Alsace dans les année 60-70, ça n'a pas toujours était très rose ! En fin de compte, NOIRE ! interroge sur la quête d'identité. Le spectacle, qui parle donc du rapport à la peau, cette peau qu'on ne choisit pas mais qui pourtant nous enveloppe, est donc très actuel. Au-delà du thème de la couleur de peau, c'est globalement un message sur les différences quelles qu'elles soient. C'est un apprentissage quotidien, y compris pour moi-même, que de "se mettre dans la peau de l'autre" afin de mieux le comprendre et le connaître.

 

Comment ce spectacle se construit ?

Le sujet est donc venu très naturellement en parlant avec Christian Hahn, car je voulais que ce soit lui qui écrive ce texte et qui en pose les mots. Ce fut comme une évidence, tout comme la structure du projet. Les textes, le décor, la technique, la scénographie, l'idée de l'affiche, le nom du spectacle, tous ces éléments ont été inspiré par mes proches, car non seulement ils me connaissent mais cela me permet aussi de prendre de la distance par rapport au sujet. De plus, c'est la première fois que je joue seule en scène, c'est un challenge de taille. Enfin, même s'il ne plaît pas aux Blancs et aux Noirs, je sais que je peux m'en défendre : je me sens prête à englober tous les enjeux du sujet, sereinement.

 

Comment as-tu été amenée à rejoindre le Club Capitales ?

J'ai rencontré Julien Boissier lors d'une des toutes premières réunions du Club, en septembre 2012. Il m'a expliqué le projet et l'idée de ce club. Au delà même du concept, j'ai apprécié l'état d'esprit des rencontres. J'avais la crainte que ce soit des réunions fermée et élitistes. Or c'est tout le contraire ! Chaque mois, de nouveaux membres nous rejoignent et j'ai le sentiment que tous se sentent bien accueillis. L'idée est bien entendu de créer, d'enrichir ou consolider son réseau professionnel, mais au final ce sont d'abord de belles rencontres. Et puis le Club Capitales est aussi en train de prendre un virage important en cette rentrée 2013, avec notamment l'association qui est officialisée, un nouveau lieu de rencontre, des réunions à Paris, la présentation du club au salon des entrepreneurs notamment.

 

Quels vont être tes futurs projets ?

Pour l'instant mon agenda se limite aux dates des 7-8-9-10 novembre à l'Illiade. Ce projet me tient tellement à cœur que j'ai du mal à me projeter plus loin. Une fois que ces premières dates seront passées, ça ira mieux. On espère réussir à faire tourner ce spectacle pour les 2 ou 3 prochaines saisons en Alsace et en France. Sinon, j'ai aussi rejoins la distribution d'un autre spectacle, "Dis à ma fille que je pars en voyage", qui évoque la vie de 2 femmes dans leur cellule de prison, et qui sera joué à Strasbourg, et que l'on souhaite aussi porter ailleurs. Parallèlement, je continue les pastilles de Madame Blanche et Monsieur Schwartz sur France 3 Alsace dans l'émission GsunTheim, et je dirige plusieurs ateliers de théâtre auprès des jeunes et des plus âgés.

 

Web : http://www.spectacle-noire.com/

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Spectacle-NOIRE/517497064966146

AOÛT / SEPTEMBRE 2013

 

Texte, photo et interview de Manuel Nardin.

 

On aurait pu appeler ce portrait du mois «D'art et DC», pas pour le jeu de mots cinématographique, mais pour mettre en perspective le lien qui existe entre le monde artistique et le marché de l'art. Delphine Courtay est responsable de l'agence Des Artistes..., agent de liaison qui tisse des toiles entre les créateurs et le public amateur et professionnel. Ni agent double, ni agent secret, l'agent des artistes a pour mission d'envelopper le spectre du monde de l'art contemporain et de favoriser les échanges au check-point. Dans sa boîte à couleurs, huiles et pinceaux s'appellent rencontres et relationel avisé, la palette graphique s'appuie sur la variété des émotions et confiance dans la petite voix intérieure, et au final, l'accrochage se réalise dans un tempo maîtrisé. Dans un univers où la fibre créative s'entremêle avec le marché de l'art, un secteur tout en subtiles complexités où cohabitent règles et absence de règles, le travail de Delphine Courtay est celui d'une architecte qui construit des ponts plutôt que des tours d'ivoire, un rôle essentiel donc pour dessiner des contours et donner à y voir.

 

Tu es agent artistique. Qu'est-ce que cela veut dire exactement ?

Je suis responsable d'une agence artistique que j'ai créee il y a presque deux ans et qui s'appelle Des Artistes... Cette structure s'occupe de la promotion des artistes. Je fais un travail de représentation dans les ventes, auprès de professionnels, et surtout des galeries. Je m'occupe de faire connaître les artistes, j'organise des expositions ainsi que tout le volet communication. C'est-à-dire que j'assure les relations presse, je trouve des contacts, des mécènes, des partenaires. En somme, je travaille à rendre visibles les oeuvres et celles et ceux qui les font naître.

 

Comment est née chez toi cette envie de t'inscrire dans cette voie ?

Au départ, je voulais m'ouvrir à tous les domaines, la musique en particulier, les arts plastiques, etc. mais c'est finalement dans l'art contemporain que je m'épanouie. Mon parcours résulte de choix, et de voies, qui à chaque étape ont sédimenté une logique. J'ai commencé par des études de médiations culturelles à Strasbourg, où était déjà en germe l'idée de l'interface entre des publics et des artistes. J'ai travaillé avec l'association Accélérateur de Particules dans le cadre des Ateliers Ouverts que j'avais organisé.J'ai complété mon cursus avec des études d'ethnologie, pendant lesquelles j'ai participé à une convention de jonglage dans le cadre du Festival des Deux Rives avec l'association Tapir roulant que j'ai initié. Ensuite, au Haut-Koenigsbourg, j'ai approché la programmation événementielle. Dans une agence de design, j'ai enrichi mon cursus dans le management culturel, dans une optique muséographique et de gestion complète de projet.

 

C'est une approche à la fois mosaïque et généraliste...

Oui cela m'a permis de trouver un sens à la vie d'un événement, en plus de l'aspect gestion d'entreprises. Après, pendant 5 ans, j'ai travaillé aux côtés d'une designer scénographe sur la conception de projet scénographique. Enfin, j'ai rejoint l'IRMA (formation au management artistique) à Paris et c'est dans cet élan que j'ai rencontré un pianiste-compositeur de musique de film, puis un artiste plasticien avec qui le courant est passé, et que de ces rencontres, je me suis lancée dans le métier d'agent d'artistes.

 

Comment s'organise la vie de ton agence ?

J'essaie de proposer une vision complète des projets artistiques et des carrières. Je ne suis pas une marchande de tableaux stricto sensu. Dans l'agence, il y a un choix des artistes avec lesquels je collabore. Chaque personne n'est pas au même niveau de carrière, ni de notoriété. Certains sont déjà représentés par des galeries, en France ou à l'international, d'autres sont des jeunes talents. Je m'adapte à chaque cas de figure.

 

Tu t'adaptes ?

L'un des moteurs de ce métier est la rencontre, la rencontre parfois fortuite, la rencontre qui te fait avancer surtout. Actuellement, je gère 5 artistes plasticiens, Alexandre Moliéra, Dorota Bednarek, Jean-No, Michaël Delattre et Samuël Levy, ainsi qu'un scénariste, Yann Mège, en fait mon premier contact dans ce métier. A chaque fois, ce sont des collaborations qui sont nées de rencontres. Dans mon activité, il faut penser aux opportunités de "placer" les artistes en fonction de leur art mais aussi des contextes qui existent, ou qui pourrait exister. En fait, on peut dire que je fais un travail de galeriste, avec des expositions clés en mains, mais sans galerie. Je suis devenue une spécialiste des expos «hors les murs».

 

Quels sont les grandes lignes de force dans ta façon d'appréhender ton métier ?

J'ai besoin de relations qui durent dans le temps. J'apprécie de varier les artistes, les goûts et les différentes façons de sensibiliser les gens à l'art. Je base également une grande partie de mon travail sur la confiance. La collaboration que j'instaure avec un artiste correspond toujours à un moment précis dans la vie de celui-ci. Mais il faut que les choses s'inscrivent dans le long terme car faire connaître un artiste demande du temps. Si je me projette dans l'avenir, j'aimerais un jour avoir ma propre galerie. Confiance et maîtrise du temps sont donc deux éléments clés dans ma façon d'être agent artistique.

 

Quel est ton regard sur le marché de l'art aujourd'hui ?

C'est un marché qui a le mérite d'exister même si c'est un marché de niches. Il y a des exigences, qui peuvent surgir à tout moment. On y trouve des amateurs, comme des collectionneurs, avec un fossé assez grand entre les deux. On achète des oeuvres pas trop chères ou très chères : soit c'est un investissement, soit c'est un coup de coeur mais le juste milieu est parfois difficile à visualiser. Le public cherche toujours à se faire plaisir, le plaisir étant un moteur essentiel dans ce type d'achat. Malgré tout, il faut de la légèreté et décomplexer ce genre de transactions, et c'est que j'essaie de faire dans des lieux qui n'accueillent pas forcément d'art contemporain à la base. Le marché de l'art est également soumis à des effets de mode, des évolutions et les mutations sont permanentes. Depuis quelques années, certains marchés se sont épanouis comme en Chine ou en Inde. Je crois aussi que dans les pays où l'économie va bien, l'art se porte bien dans une règle logique d'offre et de demande. Demain, d'autres lieux et d'autres artistes émergeront. L'art est un indicateur, un thermomètre : quand la société change politiquement, économiquement, structurellement ou culturellement, quand elle cherche des réponses, elle se questionne et c'est là que l'art en tant qu'outil et objet d'expression prend tout son sens.

 

 

 

Agenda 2013 de l'agence Des Artistes...

 

29 août : événement "Spécial femmes" à la Source des Sens à Morsbronn-les-Bains au profit de l'association Ligue contre le cancer organisé par La Main du Coeur

5 septembre : exposition Alexandre Moliéra au Sofitel Strasbourg

13 et 14 septembre : exposition au Golf de la Wantzenau avec Dorota Bednarek et Maxime Acker

19 septembre : finissage de l'exposition à la Villa Casella présentant les oeuvres de tous les artistes de l'agence

2 octobre : lancement du partenariat au show-room d'exposition de Land Rover à Souffelweyersheim

3 octobre : exposition au Golf de Plobsheim avec La Main du Coeur et l'association ARAHM

10 octobre : vernissage de La Main du Coeur au Pavillon Joséphine, exposition collective avec tous les artistes de l'agence, en collaboration avec les galeries Radial et Bertrand Gillig

24 octobre : vernissage Land Rover de l'exposition des oeuvres de Dorota Bednarek

2014 : poursuite des expositions au show-room Land Rover et mise en place d'un événement avec le cabinet d'avocats LLC et Associés

 

 

Contacts

 

Des Artistes...

http://www.des-artistes.fr/

 

Facebook Des Artistes...

https://www.facebook.com/pages/DES-ARTISTES-/266910180022239

JUILLET 2013

Texte, photo et interview de Brigitte Crenner (Membre du club Capitales) par Manuel Nardin.


Digne représentant des musiques mosaïques du monde, Bernard Lavilliers chante que la musique est un cri qui vient de l’intérieur : ce refrain pourrait s’appliquer à Brigitte Crenner, alias B’drop, musicienne et chanteuse amoureuse de jazz notamment, pour qui la musique va bien au-delà de la passion. C’est un vecteur constant d’inspiration et de développement personnel, une portée musicale pleine de «sol» et de «fa», qui en plus des notes, peuvent dénoter les diminutifs de «solide» et «famille», deux notions essentielles dans ce portrait.



De quelles manières as-tu rencontré la musique (ou l’inverse) ?

La musique a toujours été présente dans ma vie. Après une vie personnelle et professionnelle bien remplies, j’ai senti le besoin d’un nouveau souffle. Je me suis inscrite dans une école de musique, repris des cours de chant. Cette étape a pris pas loin de 5 ans. Dans ce contexte, j’ai fais le tour de mon propre périmètre musical. Dans le cadre de l’école de musique, ma démarche peut s’apparenter à une sorte de musicothérapie. Au milieu d’un vivier de gens qui pratiquent la musique, je me suis sentie chercheuse permanente de sons, d’envies musicales, découvreuse de nouveaux champs à explorer. 

 


Quelles ont été les étapes de ce chemin musical ?

J’ai expérimenté le jazz, le blues, le funk, bref sortes de sonorités et de musiques. Puis au gré des rencontres, j’ai intégré un premier groupe, Rock Studio, avec lequel on reprennait des standards du rock (The Rolling Stones, AC/DC, etc.). Ensuite, avec des amies, on a lancé Vanity Fair, un groupe de filles plus orienté pop-rock, où l’on proposait des sons plus sensuels, plus jazzy. On a notamment joué lors du marathon de Fribourg, en partenariat avec la radio Regenbogen, où on a pu constater que l’alchimie fonctionnait bien entre nous. En parallèle, j’ai intégré un groupe, Mojitos Moving. Ici, c’est de la musique latino-western. C’est une formation à géométrie variable dans laquelle je joue de la flûte traversière, une sorte de troupe dans laquelle les qualités humaines sont aussi importantes que les qualités musicales. Entretemps, Vanity Fair s’est rebaptisé Dizzy et reste un projet auquel je collabore, selon les envies de chacune. 

 


Alors comment es-tu devenue B’drop ?

Je me suis rendue compte que la musique qui me fait vibrer et qui permet à ma voix de s’épanouir reste le jazz. En décembre 2012, on m’a demandé de chanter lors d’un spectacle de fin d’année et je me suis lancée. Quelques mois auparavant, j’ai donc initié une auto-entreprise afin de me procurer du matériel, de la sono, etc. J’ai repris la guitare, affiné des reprises, travaillé un répertoire guitare-voix en prévision de ce concert : B’drop était née, d’autant que les retours du public furent très encourageants ! 

 


Que signifie B’drop ?

C’est comme une petite goutte d’eau qui tombe (drop) en légéreté, une pluie fine d’été qui invite au rêve, qui apporte du bien-être dans la vie des gens qui écoutent ma musique. La musique permet de s’évader du quotidien et de ses contingences. C’est là toute mon attitude et ma modeste ambition quand je suis B’drop. .

 


Quels vont être tes projets à moyen et court terme ?

Les perspectives sont assez variées. Outre quelques concerts programmés à Haguenau, je vais partir au mois d’août avec les Mojitos Moving pour une mini-tournée aux Etats-Unis. Comme le groupe est complètement fondu de musique américaine, nous allons partir en bus, de New York en passant par Vancouver mais aussi par la côte Ouest pour aller chanter dans les clubs, selon les opportunités qui vont se présenter à nous. Je vais aussi rencontrer à New York, Nikki Armstrong, une chanteuse de blues/soul. Je suis donc au début d’une période très excitante en matière d’inspiration et j’espère que ce séjour aux Etats-Unis va nourrir mon répertoire et mon parcours musical.

 


Au-delà de l’aspect artistique, ta route se trace également avec d’autres rencontres ?

Lors de mon premier concert j’ai rencontré Julien (Boissier, président du Club Capitales, NDLR) qui m’a invité à rejoindre le Club. Car oui, les contacts humains sont aussi importants que le feeling musical. Par le biais du Club, j’ai pû approcher des graphistes, des gens issus de la communication, de la culture, etc. Toutes ces connexions sont primordiales car je ne conçois pas mon parcours artistique sans une construction personnelle, qu’elle vienne de ma famille, mes proches, et ceux qui viennent d’autres horizons et qui amènent, directement ou indirectement, leur contribution. A ce propos, je recherche des contacts en web-design pour élaborer le futur site Web de B’drop, ainsi que des contacts afin d’aller quelques temps en studio pour réenregistrer des chansons de mon répertoire. Mon projet final étant de proposer une maquettte multimédia de quelques-unes de mes chansons. 


Contact : 
www.facebook.com/Bdrop.fr • www.facebook.com/MojitosMoving 


crédit photo : Manuel Nardin & Emmanuel Viverge.

 

JUIN 2013

 

Ce mois-ci, nous allons faire le portrait de Manuel Nardin, journaliste (membre du club), enfin, c’est lui qui va faire son auto-interview.

Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, c’est Manuel qui s’occupera désormais de faire les portraits mensuels des membres du club, sa plume journalistique sera plus à même de mettre en valeur chaque membre.

 


Manuel Nardin, journaliste à Plurimedia

Je suis journaliste à Plurimedia, une agence de presse basée sur un modèle généraliste, mais toutefois spécialisée dans l’information et la fourniture de programmes de télévision. Cette agence, qui est une des nombreuses entités du groupe Lagardère Active, est basée à Strasbourg et à Levallois-Perret.

 

Quelles sont les spécificités de cette agence ?

Plurimedia fournit les grilles de programmes TV à des clients qui sont des médias (journaux quotidiens, hebdomadaires TV, sélections thématiques comme le sport), en France, en Suisse et en Belgique. Depuis quelques années maintenant, nous somme très orientés vers d’autres types de clients comme les distributeurs TV, les fournisseurs d’accès internet, les guides électroniques de programmes, les sites Web, les applications mobiles voire les chaînes elles-mêmes. Nous livrons des flux contenant du texte, de l’iconographie, des liens VOD principalement.  

 

Quel a été ton parcours ?

J’ai un parcours très généraliste : j’ai commencé avec des études d’histoire contemporaine et une maîtrise sur les faits divers criminels dans la presse (déjà), à Besançon. Ensuite, à Paris, puis Nancy, j’ai fais des études de journalisme et de communication d’entreprise. J’ai fais mes premières armes dans la presse économique en Belgique, près de Bruxelles, puis comme localier à L’Est Républicain à Belfort. J’ai intégré Plurimedia il y a 10 ans et je suis spécialisé sport, séries TV et actualité générale.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

Je souhaite rester dans le domaine du journalisme mais continuer d’enrichir mes champs d’intérêts. Passionné de photographie, j’essaie de me perfectionner dans ce domaine, d’abord en pratiquant le plus possible, et en rencontrant d’autres photographes. J’ai beaucoup exploré le domaine photo de la musique, une de mes passions. Je souhaite également continuer de me spécialiser dans les nouveaux médias, incontournables en 2013.

 

Et pour finir, que vous apporte le Club Capitales ?

Le Club Capitales est d’abord une idée très originale et c’est cela qui m’a plu. Rencontrer d’autres personnes qui sont dans les domaines artistiques, médias, communication et entreprises permet d’élargir ses perspectives, de nouer des contacts, de confronter ses points de vue. Ce qui me plaît également est le fait de pouvoir rencontrer les membres dans un cadre décontracté qui fait la part belle aux échanges.

 

Contacts

Blog : www.nardinet.fr

Réseaux sociaux : http://about.me/manuelnardin

e-novea en quelques mots ?

e-novea est à proprement parler une agence de communication multi médias : e-novea, c'est aujourd'hui une agence de création graphique, une web agency, un développeur d'applications mobiles, un studio de montage audiovisuel, une unité de production de CD, DVD, Blu-ray… 



"la com', le web et + encore" qu'est-ce que ça signifie ?

e-novea se situe au carrefour de ces univers et offre ainsi un accompagnement global et un conseil original pour booster la communication de ses clients. Notre "+", outre le large éventail des compétences que nous pouvons déployer, c'est une forte culture de la qualité. Une gestion de projet claire, jalonnée d'étapes précises et structurantes pour nos clients, des prestations et produits garantis : là est notre valeur ajoutée. 



Et votre parcours ?

e-novea est née il y a maintenant 8 ans de la volonté de deux passionnés des nouvelles technologies d'innover en matière de communication et d'exploiter toutes les possibilités du multimedia pour enrichir les messages et l'image de nos partenaires. C'est à l'écoute des besoins de nos clients, au fil des ans, que nous avons enrichi notre palette d'outils : le CD, le DVD puis le Blu-ray, le web, les applications nomades… 

 


Quelles sont les prochaines étapes pour e-novea ?

Nous souhaitons conserver cette diversité d'outils au service de la com', qui est notre force aujourd'hui. Mais nous souhaitons aussi évoluer vers davantage d'interactivité, toujours innover grâce à une veille technologique constante, et devenir ainsi un acteur connu et reconnu dans le secteur de la communication plurimédia. 

 


Tout cela est-il accessible et quels sont vos clients ?

Nous nous situons sur un segment intermédiaire des professionnels de la communication. Nos services s'adressent notamment aux PME ou institutionnels qui n'ont pas de compétences en interne pour gérer leur communication, mais également un budget contraint. 
Nous souhaitons rester les interlocuteurs privilégiés de ces structures, pour lesquelles notre réponse est particulièrement adaptée. 

 


Et pour finir, que vous apporte le Club Capitales ?

Ce réseau est pour nous l'occasion de rencontrer régulièrement des professionnels du secteur, d'avoir des échanges de qualité et ce dans des conditions privilégiées. Le but ? Créer des partenariats, se faire connaître et rester informés de l'actualité… A terme, nous pensons aussi que le Club Capitales peut représenter une ouverture intéressante et originale sur la région parisienne. Bref, une façon agréable de développer le business et d'élargir nos horizons ! 



En savoir plus sur e-novea :

www.e-novea.fr • www.dupli-cd-dvd.com  Le Facebook d'e-novea

AVRIL 2013

 

Pour ce portrait du mois d’avril, c'est Emeric Gratien Jacquot avec qui nous allons faire connaissance (membre inscrit dans la partie annuaire 1 à 30). Il est le fondateur de "EGJProd", agence spécialisée dans l'Audiovisuel.

 

L'agence EGJProd en quelques mots ?


L'agence EGJProd est une agence audiovisuelle située sur Strasbourg, qui propose une large gamme de services :

réalisation, story-boarding, tournage, montage, post-production, étalonnage, compositing, composition, sound-design, matte painting, habillage studio graphique, modélisation 3D, animation 3D, authoring, etc.

 

L'univers cinématographique (scénarisation, mise en scène) est omniprésent dans la réalisation de tous ses projets.

 

Nos moyens d'action ?

L'agence EGJProd propose une large palette de prestations, se positionnant d’entrée au cœur de l'univers audiovisuel. Elle travaille également en pleine synergie avec ses partenaires tels que Gaïa Factory, Abita prod, etc.

La communication Cross média ou pluri-média est à notre portée.

De la vidéo d'entreprise au clip vidéo, en passant par la publicité, nous sommes présents pour répondre à vos exigences et satisfaire vos envies.


Vous vous êtes positionnés dans le milieu de l'Audiovisuel.

L’audiovisuel est un vaste domaine et je réponds de manière plus précise aux besoins des entreprises, par la proposition d'habillage FX, création/modélisation/animation 3D, prise de vue et montage.

La publicité et la vidéo d'entreprise sont les « produits phares » de l'agence EGJProd.


Et votre parcours ?

Mon projet s'inscrit dans la continuité de mon parcours scolaire et associatif. J'ai développé mes connaissances dans le milieu de l'audiovisuel lors de mon parcours en licence. Je les ai enrichies en créant une association de multimédia, qui m'a permis de mettre en pratique mes acquis. Ainsi, parti d'un projet associatif, et plus généralement d'une grande curiosité, d'une sensibilité et d'une passion profonde pour l'univers de l'audiovisuel, je propose mes services sur le marché professionnel.

Je fais jouer créativité et originalité pour mettre en place des projets innovants. Je suis indépendant afin de rester autonome et d'inscrire ma marque personnelle dans le marché de la communication.

 

Quelles sont les prochaines étapes pour "EGJProd" ?

Je compte me spécialiser dans la production et la réalisation de métrages fictions et d'animation 3D en publicité. J’espère aller plus loin dans la scénarisation et la conception de mes projets. Une des pistes serait la scénarisation de « série-vidéos » (séries web par exemple).


Quels sont les moyens financiers et humains que vous recherchez ?

Je souhaite développer la partie commerciale de mon entreprise, en sous-traitant, soit avec un apporteur d'affaires spécialisé dans le milieu, soit avec un commercial indépendant multicartes.


Et pour finir, que vous apporte le Club Capitales ?

Le club m'apporte une opportunité d'enrichir mon réseau, d'échanger mais aussi de développer des projets collectifs. Ce sont avant tout des rencontres humaines qui enrichissent mon projet professionnel.

 

Plus d'infos :

www.egjprod.com

contact@egjprod.com

 

MARS 2013

 

Pour ce premier portrait, c'est avec deux personnes que nous allons commencer. Pourquoi deux ? C'est très simple, Laura Fort et Damien Dessagne (membre inscrit dans la partie annuaire 31 à 60) sont les fondateurs de "Debout Ludo", société de jeux vidéo d'éveils et éducatifs.

 

 



 

Qu'est-ce que "Debout Ludo" en quelques mots ?

L : - C'est un univers dédié au bien-être et au développement de l'enfant de 3 à 5 ans à travers le jeu.

D : - Concrètement, il se décline sur deux produits : un jeu vidéo pour iOS, Android, PC et Mac, et un blog.

 

Tout cela est déjà consultable ?

D : - Notre prototype de jeu est en ligne, et accessible gratuitement sur http://www.deboutludo.com.

L : - Et sur "Debout Ludo", le blog ! vous trouverez une trentaine d'activités spécialement pour les maternelles, des interviews de blogueurs spécialisés et nos actus.
L'adresse : http://blog.deboutludo.com

 

Vous vous êtes positionnés sur le segment de l'innovation, dites-nous en davantage.

L : - L'innovation dans le projet "Debout Ludo" est à la fois dans le concept des contes de fées interactifs, dans la technologie utilisée et dans la stratégie marketing. Le marché des applis pour enfants est très concurrentiel, nous voulons nous différencier en créant tout un univers pédagogique et ludique de qualité pour les tout-petits.

D : - Le jeu vidéo "Debout Ludo" est vraiment axé sur le développement de l’enfant. On ne propose pas du loisir « passe-temps » ; pour ça, il y a "Angry Birds" et autres casuals games. Là où on voit qu’on innove, c’est en regardant la concurrence. On n’a aucune concurrence directe, et la concurrence indirecte est vraiment loin de ce qu’on propose.

 

Quel est le rôle de chacun dans "Debout Ludo" ?

D : - Je gère tout ce qui est technique. Le développement de l’appli, le site Internet, l’administration des serveurs, etc.

L : - Je m'occupe du marketing et de la ligne artistique et pédagogique.

 

Et votre parcours ?

D : - J’ai une formation de web designer, et 5 ans d’expérience dans le domaine. J’ai aussi été formateur professionnel en informatique pendant près de 4 ans. Actuellement, je développe aussi un gros projet de quiz mobile social en parallèle.

L : - Je suis régisseuse son et vidéo dans le spectacle vivant ; j'ai aussi été animatrice pour enfants. Sinon, nous travaillons sur le projet "Debout Ludo" depuis 4 ans, dont 1 année passée dans la Coopérative d'Activité et d'Emploi Artenréel où nous avons rencontré notre illustrateur, Emeric Jacquot (également membre du Club Capitales).

 

Quelles sont les prochaines étapes pour "Debout Ludo" ?

L : - L'immatriculation de l'entreprise est prévue pour mai-juin. Ensuite 5 mois de développement pour adapter le produit existant et c'est la commercialisation !

D : - Réussir notre levée de fonds pour emmener ce projet le plus loin possible !

 

Quels sont les moyens financiers et humains que vous recherchez ?

L : - Nous allons recruter 5 salariés (2 développeurs, 1 administrateur web, 1 animateur Flash, 1 chargé de marketing). Nous avons aussi des besoins en sous-traitance : communication, création sonore, illustrations, comptabilité…. Une partie de l’équipe est déjà trouvée.

D : - Pour ce qui est du financement, nous recherchons environ 300 000  par divers moyens : prêts bancaires, business angels et subventions.

 

Et pour finir, que vous apporte le Club Capitales ?

D : - De belles rencontres, un réseau privilégié. Les soirées Afterwork se font en petit comité, ce qui permet de discuter facilement avec chacun. En plus, on y voit de nouvelles têtes à chaque fois !

L : - J’en profite pour te remercier, Julien, pour ton animation très sympathique du club et la communication que tu fais autour de ses actions ! Le Club Capitales se développe petit à petit et a un bel avenir devant lui.


 

Plus d'infos :

www.deboutludo.com

blog.deboutludo.com

 

contact@deboutludo.com

 

A découvrir :

Une appli mobile avec les personnages de "Debout Ludo" :

sur Apple : « Mon enfant apprend les aliments avec Ludo »

sur Android : « Ludo et les aliments ».

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